À Angers, les loyers reculent de 4 % après plusieurs années de hausse

24/07/2026
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Après plusieurs années de hausse continue, le marché locatif angevin montre enfin des signes d’accalmie. Selon la dernière analyse publiée par Bien d’Ici sur les loyers au deuxième trimestre 2026, Angers figure parmi les rares grandes villes françaises où les prix des locations sont orientés à la baisse, avec un recul de 4 % sur un an.

DR – Après plusieurs années de hausse continue, le marché locatif angevin montre enfin des signes d’accalmie.

Alors que le loyer moyen au mètre carré atteint désormais 19 euros à l’échelle nationale, porté par les très fortes tensions observées dans les grandes métropoles, la situation apparaît plus nuancée dans la capitale de l’Anjou. Cette baisse place Angers parmi les exceptions d’un marché locatif français toujours sous pression.

Une correction après les fortes hausses de l’après-Covid

Pour Bien d’Ici, cette évolution s’explique avant tout par un retour à l’équilibre après plusieurs années de progression quasi ininterrompue des loyers depuis la crise sanitaire. Le marché angevin avait connu une forte montée des prix, alimentée par l’attractivité de la ville, l’arrivée de nouveaux habitants et une offre de logements insuffisante face à la demande.

Cette légère décrue ne signifie toutefois pas un véritable relâchement des tensions. Les experts soulignent que les loyers demeurent élevés et que les biens disponibles restent rares, notamment pour les studios et les petites surfaces, particulièrement recherchés par les étudiants à quelques semaines de la rentrée universitaire.

Des difficultés qui persistent pour les étudiants et les ménages modestes

Malgré un marché un peu moins dynamique au deuxième trimestre, l’offre ne suffit toujours pas à répondre à la demande. Les logements les plus accessibles continuent de partir rapidement, compliquant les recherches des étudiants et des ménages aux revenus les plus modestes.

Selon Bien d’Ici, cette pénurie maintient les loyers à un niveau élevé malgré le recul observé sur un an. La baisse enregistrée à Angers apparaît ainsi davantage comme une correction après plusieurs années de forte inflation que comme un véritable retournement du marché.

Paris toujours hors norme

À l’échelle nationale, les écarts entre les villes continuent de se creuser. Paris reste de très loin le marché le plus tendu, avec une envolée de 21 % des loyers en un an. La capitale subit les effets combinés du retrait des logements énergivores du marché locatif et d’une demande qui se concentre sur un parc disponible toujours plus restreint.

Nice (+12 %) et Marseille (+9 %) poursuivent également leur progression, soutenues par leur forte attractivité résidentielle et touristique.

À l’inverse, quelques grandes agglomérations connaissent, comme Angers, une phase de stabilisation. Lyon et Villeurbanne enregistrent ainsi un léger recul de 1 %, dans un contexte marqué par l’encadrement des loyers et des contraintes budgétaires de plus en plus fortes pour les ménages.

Si Angers se distingue aujourd’hui par cette baisse de 4 %, le marché locatif local reste donc sous tension. La diminution des loyers apporte un léger répit aux candidats à la location, mais elle ne suffit pas à résoudre la difficulté persistante d’accéder à un logement, particulièrement pour les jeunes et les étudiants à l

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