
À Chauvigny, les personnels du collège Gérard-Philipe alertent sur une baisse des moyens prévue pour la rentrée 2026 selon La Nouvelle République. Suppression d’une classe de 6e, postes en moins et accompagnement des élèves fragilisé : les équipes dénoncent des décisions jugées inquiétantes.
Une classe de 6e en moins malgré les protestations
La tension monte au collège Gérard-Philipe. Dans un communiqué commun, enseignants, accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), assistants d’éducation et parents d’élèves dénoncent les moyens accordés par le rectorat pour la prochaine rentrée.
Avec 138 élèves attendus en 6e, l’établissement n’aura que cinq classes, alors que le seuil fixé par le rectorat pour maintenir une sixième classe est de 141 élèves. Les personnels estiment que cette décision, validée malgré l’opposition du conseil d’administration, relève d’une logique comptable au détriment des conditions d’apprentissage.
Selon eux, cette fermeture entraînera des effectifs plus importants dans les classes et compliquera le suivi des élèves.
Des suppressions de postes qui inquiètent
Les équipes alertent également sur la suppression d’un poste à temps plein d’assistant d’éducation, qui réduira les capacités d’encadrement dans le collège. Les personnels rappellent que les 8,25 équivalents temps plein d’AED actuels sont déjà juste suffisants pour assurer la surveillance, l’écoute des élèves et la gestion des situations difficiles.
Les AESH s’inquiètent aussi de leurs conditions de travail et demandent notamment des postes fixes à l’année ainsi qu’une meilleure reconnaissance de leur métier.
Un appel au rectorat
À ces réductions s’ajoute la suppression annoncée d’un demi-poste de psychologue de l’Éducation nationale. Pour les équipes, ces décisions fragilisent encore davantage un service public d’éducation déjà sous tension.
Elles demandent au rectorat de revoir ses choix afin de garantir de meilleures conditions d’accueil, d’accompagnement et de réussite pour les élèves à la rentrée prochaine.