À Condé-sur-Sarthe, le syndicat Force ouvrière Justice conteste vivement les accusations de violences en détention

24/07/2026
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Force Ouvrière conteste les accusations de violence dans la prison de Condé-sur-Sarthe / DR

La décision rendue par le juge des référés du tribunal administratif de Caen concernant le centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe suscite de profondes contestations au sein du personnel surveillant. L’organisation syndicale Force ouvrière Justice s’est formellement indignée des injonctions adressées au ministère de la Justice, qui ordonnent de faire cesser des actes de violence et des propos injurieux attribués à des agents de la prison ornaise, qualifiant ces accusations d’inadmissibles pour la profession.

Une injonction judiciaire consécutive aux rapports des associations et de l’autorité de contrôle
Saisi en urgence par l’Observatoire international des prisons à la suite de la publication d’un rapport de la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, le tribunal administratif de Caen a ordonné à la chancellerie de mettre fin à des comportements assimilés à des violences, des humiliations ainsi qu’à l’usage d’injures à caractère raciste par certains surveillants. Face à cette ordonnance judiciaire, l’organisation syndicale a exprimé son indignation en reprochant aux juridictions et aux instances de contrôle de fonder leurs appréciations sur des déclarations de personnes détenues jugées potentiellement mensongères, regrettant l’absence d’un véritable examen contradictoire et de recul sur les faits allégués.

La défense de l’honneur professionnel des agents exerçant en établissement de haute sécurité
Les représentants du personnel surveillant estiment que ces accusations d’une extrême gravité jettent l’opprobre sur des agents qui exercent quotidiennement leurs missions au contact de la population pénale parmi les plus sensibles et dangereuses du pays. Le syndicat déplore une atteinte directe à l’intégrité et au professionnalisme des fonctionnaires, soulignant que cette mise en cause publique s’apparente à un réquisitoire contre l’ensemble de l’établissement ornais et impacte lourdement l’équilibre personnel ainsi que la réputation des familles des surveillants incriminés.

Une mobilisation nationale organisée en soutien au personnel de la maison centrale
Dès l’émergence des premières observations de la Contrôleuse des prisons à la mi-juillet, l’organisation syndicale avait déjà fait part de ses sérieuses réserves concernant la véracité et la représentativité des témoignages recueillis, affirmant que l’immunité accordée aux institutions de contrôle ne devait en aucun cas légitimer la diffusion d’allégations perçues comme diffamatoires. En signe de protestation et pour exiger l’arrêt de ce qu’ils considèrent comme une vindicte populaire ciblant les agents de Condé-sur-Sarthe, les délégués syndicaux avaient d’ailleurs mobilisé la profession en organisant un mouvement national de retard de prise de fonction dans l’ensemble des établissements pénitentiaires français au début de la semaine.

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