Samedi 25 juillet, un animateur périscolaire qui travaillait dans un centre aéré et dans une école d’Angers a été mis en examen pour des faits d’agressions sexuelles sur plusieurs enfants. Ce lundi matin, devant les grilles du centre de loisirs, c’est l’incompréhension et la colère.

Au lendemain des révélations sur la mise en examen d’un animateur périscolaire pour des faits à caractère sexuel, l’émotion est palpable, ce lundi matin, devant le centre de loisirs de la Pérussaie à Angers. Si l’affluence est inhabituellement faible, les quelques familles présentes disent leur sidération.
Il est à peine 8 h 30 lorsqu’une voiture se gare sur le parking. Un couple descend son petit garçon, âgé d’à peine trois ans, avant de sonner au portail. Une voix d’homme leur ouvre la grande grille verte. Moins de cinq minutes plus tard, les parents ressortent, un document remis par les équipes à la main. Leur enfant restera mais avec beaucoup d’inquiétude.
« On vient de nous prévenir qu’une réunion de la Ville va avoir lieu ce soir. Nous ne savions pas ce qu’il s’était passé. Nous n’avions pas ouvert nos mails, donc nous n’étions pas au courant », confie la mère de famille, encore bouleversée.
Un animateur absent le mercredi ?
Leur fils fréquentait le centre de loisirs le mercredi. Selon les informations qui leur ont été communiquées, l’animateur de 26 ans mis en examen n’était pas présent ce jour-là. Un élément qui les rassure partiellement, sans faire disparaître leur inquiétude.
« Ça fait peur. C’est très préoccupant pour nos enfants », souffle le père. À ses côtés, sa compagne reconnaît être partagée entre l’angoisse et les contraintes du quotidien. « Nous n’avons pas le choix. Nous devons le déposer au centre de loisirs parce que nous travaillons. »
Dans sa voiture, une animatrice d’un centre aéré voisin a appris la nouvelle ce week-end. « Je vois qui c’est mais je ne travaillais pas avec lui. La seule fois où je le côtoyais, c’était le midi car nous mangions tous ensemble », explique-t-elle. Elle ajoute : « il n’y a que deux hommes dans ce centre aéré. C’était le plus jeune des deux », poursuit-elle.
Antoine, un père de famille croisé au même endroit et qui vient déposer son fils de 13 ans dans le centre aéré voisin, est en colère. « L’avenir de l’animateur, ce n’est pas mon problème. Ce qui m’inquiète le plus, ce sont les enfants. Où sont-ils en sécurité ? Où pouvons-nous les déposer en toute confiance et que fait la Ville et son maire pour éviter ce genre d’affaires ? »
Des réponses devront être apportées à ces parents désabusés et un peu perdus, ce soir, lors d’une réunion de crise mise en place par les services de la ville et à destination des parents.