À Trélazé, l’œuvre engagée de Josep Grau-Garriga se dévoile dans une exposition exceptionnelle

28/07/2026
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À l’occasion de la 30ᵉ édition du Festival de Trélazé, la ville met à l’honneur l’un de ses artistes de cœur. Jusqu’au 30 août, l’Espace d’Art Contemporain des Anciennes Écuries accueille « La matière en liberté », une exposition consacrée à l’œuvre foisonnante de Josep Grau-Garriga, artiste catalan profondément attaché à l’histoire ouvrière de la commune.

Crédit Mairie de Trélazé – une exposition consacrée à l’œuvre foisonnante de Josep Grau-Garriga, artiste catalan profondément attaché à l’histoire ouvrière de la commune.

Un artiste marqué par les épreuves de son époque

Né en 1929 et disparu en 2011, Josep Grau-Garriga entretenait un lien particulier avec Trélazé. Dans cette ancienne cité ardoisière, façonnée par le travail des mineurs, il retrouvait une histoire qui faisait écho à la sienne. Issu d’un milieu paysan modeste, il s’est toujours senti proche du monde ouvrier et des plus humbles.

Très jeune, la maladie bouleverse son destin. Cloué au lit à seulement 12 ans par la fièvre de Malte, il découvre alors le dessin, qui deviendra le fil rouge de toute son existence. « Le dessin est la poésie des arts visuels », aimait-il rappeler. Un moyen d’expression simple, toujours à portée de main, mais aussi un formidable outil pour témoigner et dénoncer.

Son enfance est également marquée par les traumatismes de la guerre civile espagnole. La défaite des républicains en 1939 laisse une empreinte durable sur son œuvre. Dès lors, Grau-Garriga revendiquera son engagement auprès des vaincus, des opprimés et des oubliés. Pour lui, l’art n’était pas une simple recherche esthétique : il constituait une véritable arme de combat.

Une œuvre libre qui dépasse le textile

Si Josep Grau-Garriga est internationalement reconnu pour avoir révolutionné l’art textile contemporain, son univers ne se limite pas à cette discipline. Au fil des décennies, il explore de nombreux supports : dessin, peinture, sculpture, lithographie, fresques monumentales ou encore installations éphémères.

L’exposition trélazéenne permet justement de mesurer l’étendue de cette création protéiforme. Chaque œuvre témoigne d’une même volonté : jouer avec la matière comme un enfant curieux tout en interrogeant les violences, les injustices et la fragilité du monde contemporain.

Cette diversité artistique offre une porte d’entrée aussi bien aux amateurs d’art contemporain qu’aux visiteurs qui découvrent pour la première fois le travail de cet artiste engagé.

Une exposition en accès libre jusqu’à la fin de l’été

Présentée à l’Espace d’Art Contemporain des Anciennes Écuries, « La matière en liberté » est visible jusqu’au 30 août, du mercredi au dimanche, de 14 h 30 à 18 h 30, au 70 rue Ferdinand-Vest à Trélazé. L’entrée est libre.

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