Au cœur du quartier de Monplaisir, la touche finale est en train d’être apportée aux travaux engagés sur les extensions de la cité scolaire Mounier-Lurçat en juillet 2025. Prévue pour être achevée en février 2027, la rénovation comprend des agrandissements, des réaménagements. Une visite du chantier organisée ce lundi 28 juillet 2026 par le Département et CRR Architecture a permis d’en dévoiler les avancées.
Des espaces repensés et modernisés pour les élèves
Après deux ans de chantier, la restructuration de la cité scolaire Jean-Lurçat / Emmanuel-Mounier franchira une étape clé en novembre 2026, avant une livraison du bâtiment neuf prévue en février 2027. Ces travaux apportent une modernisation devenue indispensable pour le quotidien des 800 élèves de l’établissement, qui bénéficiaient jusqu’ici de locaux et d’un restaurant scolaire vieillissant.
Plusieurs extensions émergent du sol : un nouveau restaurant scolaire doté de deux salles à manger capables d’accueillir plus de 300 demi-pensionnaires simultanément, un pôle de gestion et d’intendance, une salle polyvalente multifonctions et une salle de musique équipée de panneaux acoustiques.
Afin de se conformer aux normes de sécurité nationales, le site intègre désormais un sas d’entrée équipé de portillons conforme au plan Vigipirate, tourné vers la place Europe. Ces interventions sur les espaces extérieurs ajoutent également une cour de récréation végétalisée et un parking sécurisé dédié aux deux-roues des élèves et des enseignants.
« Il s’agit d’une requalification urbaine majeure qui vient finaliser le travail engagé sur la place Europe », souligne Chloé Pattée, architecte au sein de l’agence CRR Architecture.
Défi du chantier : faire cohabiter travaux et vie scolaire
Ces travaux réalisés par l’agence CRR Architecture n’ont pas été sans contraintes : « C’était un chantier plutôt classique, forcément on découvre des choses pendant les travaux mais rien qui sort de l’ordinaire. Cependant, la principale difficulté a été de réussir à faire cohabiter le chantier et les élèves qui se rendent en cours », précise Chloé Pattée.
Une trentaine d’ouvriers travaillent actuellement sur place chaque semaine, notamment pour peindre les nouvelles salles. Un engagement salué et valorisé par les élus et les architectes lors de la présentation officielle des lieux.
Une conception adaptée aux enjeux climatiques
Face à la multiplication des épisodes de fortes chaleurs estivales, l’adaptation au changement climatique a été placée au centre du travail de conception :
« Nous n’avons pas installé de brise-soleil, mais la canicule a été pleinement prise en compte dans les usages : les salles les plus exposées au soleil seront les moins occupées au cours de la journée, comme la salle de musique. Nous avons également adapté les vitrages, en plus d’une ventilation naturelle du bâtiment et l’ossature en bois permettra une décharge thermique nocturne », détaille Chloé Pattée.
Outre l’adaptation à la chaleur des matériaux de construction, le végétal occupe une place prépondérante dans le projet. Les élèves profiteront d’une « cour Oasis » rafraîchie et de toitures végétalisées sur les nouveaux modules.
Une mise à disposition progressive
Si un agrandissement et un réaménagement des bâtiments existants sont prévus et que le nouveau bâtiment approche de sa livraison, la prise en main des lieux se fera par étapes de ce dernier. Le collège et le lycée continueront d’utiliser l’ancienne demi-pension jusqu’en février 2027 avant d’investir le nouveau réfectoire.
Plusieurs phases successives scelleront ensuite la fin du chantier prévu pour 2028 :
- Phase 2 : Restructuration du bâtiment A en quatre logements de fonction.
- Phase 3 : Restructuration et extension du bâtiment D.
- Phase 4 : Démolition des bâtiments B et C, qui abritent actuellement l’ancienne demi-pension pour Juillet 2027.
- Phase 5 : Construction du préau des lycéens et aménagements paysagers extérieurs.
Une opération dont la livraison finale est prévue pour le début de l’année 2028. Son coût total s’élève à 13,5 millions d’euros, répartis entre trois collectivités territoriales : la Région Pays de la Loire (7,76 M€), le Département de Maine-et-Loire (4,72 M€) et la Ville d’Angers (1,03 M€).
Une identité commune à inventer
« Ce projet de rénovation est la concrétisation physique de la cité scolaire, créant un véritable lien entre le collège Jean-Lurçat et le lycée Emmanuel-Mounier », insiste Florence Dabin, présidente du Conseil départemental de Maine-et-Loire.
De cette philosophie est née l’idée de donner un nom unique et fédérateur à cet ensemble scolaire restructuré. À la demande de la direction de l’établissement, la recherche de cette nouvelle identité sera confiée directement aux élèves, leur offrant l’opportunité de marquer symboliquement l’histoire de leur établissement.
Aidan Bossard
