Alors que l’ouverture de la chasse sur le domaine public maritime est programmée ce samedi 1er août 2026, plusieurs associations de protection de l’environnement demandent aux préfets normands d’en reporter la date. Elles mettent en avant l’état d’épuisement des populations d’oiseaux d’eau, fragilisées par la sécheresse et les fortes chaleurs.
Des oiseaux affaiblis par l’assèchement des zones humides
Portée par SOS Estuaire, France Nature Environnement Normandie et la LPO Normandie, cette démarche vise à épargner la faune aviaire dans un contexte climatique jugé critique.
Selon les défenseurs de la biodiversité, l’assèchement des marais et le durcissement des sols privent de nourriture de nombreuses espèces, notamment les limicoles, les rendant particulièrement vulnérables aux tirs et au dérangement causé par l’activité cynégétique.
Les chasseurs mettent en avant les spécificités du littoral
Selon France 3 Normandie, face à ces demandes, les représentants des chasseurs rappellent que l’ouverture du 1er août concerne uniquement le domaine public maritime, zone soumise aux marées et préservée de l’assèchement direct.
La fédération départementale de la Manche souligne par ailleurs que les espèces ciblées sur la côte sont des oiseaux migrateurs venus du nord de l’Europe.
Les acteurs du monde cynégétique expriment néanmoins leurs inquiétudes quant à l’état des marais d’eau douce, dont la chasse doit ouvrir le 20 août, sur fond de restrictions préfectorales de pompage d’eau.
