
Le projet de poulailler porté par le Gaec Jourdain continue de diviser à Saint-Floxel (Manche). Alors que les exploitants veulent déposer un permis de construire sur le site initial, la mairie et une association de riverains maintiennent leur opposition et dénoncent l’absence de compromis selon Actu.fr.
Un projet toujours contesté
Le dialogue reste bloqué autour du projet de poulailler de 30 000 poules pondeuses envisagé entre la mairie et l’impasse de la Ferté, à Saint-Floxel. Les exploitants du Gaec Jourdain ont confirmé leur volonté de déposer un permis de construire sur ce terrain.
Dans un courrier adressé aux habitants, le maire, Joël Guilbert, annonce que la commune engagera « tous les recours légaux » pour s’opposer au projet. Le conseil municipal s’était déjà prononcé à l’unanimité contre cette implantation, en raison de son emplacement.
Pour les porteurs du projet, cette diversification répond au déficit de production d’œufs en France, un enjeu régulièrement mis en avant par la filière.
Une solution alternative refusée
Plusieurs tentatives de concertation ont été menées ces derniers mois. À la demande du préfet de la Manche, une parcelle de 7,2 hectares a été proposée sur un autre secteur de la commune. Cette option a toutefois été refusée par le Gaec, qui souhaite disposer à terme de 14 hectares afin d’anticiper une éventuelle évolution de la réglementation.
Un argument contesté par l’association Défendre et protéger le Pays de Montebourg, qui estime qu’aucune règle n’impose aujourd’hui un tel besoin foncier. Elle assure également qu’une autre parcelle appartenant au Gaec, située à Saint-Cyr, pourrait accueillir le projet sans susciter d’opposition.
Des inquiétudes environnementales
L’association met aussi en avant plusieurs préoccupations environnementales : les risques de ruissellement dans un secteur exposé aux inondations, la préservation du bocage et des haies, ainsi que le transport des œufs jusqu’à la casserie d’Ambrières-les-Vallées, en Mayenne, à plus de 150 kilomètres.
Une pétition contre le projet rassemble près de 2 000 signatures. Contacté, le Gaec Jourdain n’a pas souhaité réagir.