
À la faveur de la sécheresse, des habitants de La Rochefoucauld ont mis au jour une pierre tombale appartenant à un bébé décédé en 1848. La commune cherche désormais à retrouver les descendants de cette famille avant de décider du devenir de cette découverte chargée d’histoire selon La Nouvelle République.
Une découverte inattendue dans le lit de la rivière
C’est un morceau du passé de La Rochefoucauld (Charente) qui a refait surface au milieu de la Tardoire. Mardi 28 juillet 2026, des habitants ont découvert une pierre tombale au fond de la rivière, habituellement recouverte par les eaux.
La sécheresse qui touche actuellement le département a permis de révéler cet objet datant du XIXe siècle. Après des recherches dans les archives, la commune a pu identifier le propriétaire de cette sépulture : un petit garçon né le 6 mars 1847 et décédé le 16 avril 1848, à seulement 13 mois.
Un enfant enterré au bord de la Tardoire ?
L’acte de décès du bébé a bien été retrouvé, mais les causes de sa mort restent inconnues. Un temps, l’hypothèse d’un décès lié au choléra avait été évoquée. « Nous avons pensé qu’il était mort du choléra, mais la dernière grave crise de cette maladie remonte à 1832 », a expliqué Éric Pintaud, conseiller municipal.
Selon l’élu, l’explication de la présence de cette pierre tombale dans la rivière pourrait être liée à l’évolution du cours d’eau. Le jeune enfant aurait été enterré autrefois au bord de la Tardoire. Au fil des années, une crue aurait provoqué l’effondrement des berges, entraînant la pierre jusque dans le lit de la rivière.
La pierre a finalement été récupérée jeudi par des employés municipaux.
Une recherche de descendants lancée
La commune souhaite désormais retrouver des membres de la famille du petit garçon afin de leur restituer cette partie de leur histoire. Des recherches vont donc être menées dans les archives pour tenter d’identifier d’éventuels descendants.
Si aucune famille n’est retrouvée, la pierre tombale pourrait être installée dans le cimetière communal, « par devoir de mémoire », précise la municipalité.
Pour Éric Pintaud, cette découverte dépasse le simple objet retrouvé dans une rivière : « L’Histoire ne se résume pas qu’à des événements : ce sont aussi des gens ». Une manière de rappeler que derrière chaque trace du passé se cachent des vies et des histoires personnelles.