Le décret est paru au Journal officiel. Pour devenir chauffeur VTC ou conducteur de VMDTR, l’examen devient désormais la seule voie d’accès. Une réforme qui vise à garantir un niveau de qualification identique pour tous les professionnels.

Changer de métier, devenir chauffeur VTC et se lancer dans le transport de particuliers : jusqu’ici, plusieurs portes étaient ouvertes. Désormais, il faudra passer par une étape incontournable : réussir un examen.
Un décret publié ce mardi au Journal officiel modifie en effet les conditions d’accès aux professions de conducteur de voiture de transport avec chauffeur (VTC) et de conducteur de véhicule motorisé à deux ou trois roues (VMDTR).
Un examen obligatoire pour devenir VTC
Jusqu’à présent, une personne souhaitant devenir chauffeur VTC pouvait obtenir son aptitude de deux manières : en réussissant l’examen professionnel ou en faisant reconnaître une expérience professionnelle d’au moins un an comme conducteur de transport de personnes au cours des dix dernières années.
Cette possibilité d’accès « par équivalence » disparaît désormais pour les nouveaux candidats.
Toutes les personnes qui souhaitent devenir chauffeur VTC devront donc réussir l’examen d’accès à la profession. Même règle pour les futurs conducteurs de VMDTR.
L’objectif affiché par les pouvoirs publics est de garantir un socle commun de compétences à l’ensemble des chauffeurs qui transportent des clients.
Des épreuves théoriques… mais aussi une mise en situation
Concrètement, l’examen ne se limitera pas à un questionnaire théorique. Il comprend plusieurs épreuves destinées à vérifier les connaissances nécessaires à l’exercice du métier, ainsi qu’une épreuve pratique de mise en situation.
Le candidat devra ainsi démontrer qu’il est capable de réaliser une prestation de transport dans les conditions attendues d’un professionnel.
Pour les personnes qui envisagent une reconversion professionnelle vers le VTC, cette réforme change donc sensiblement la démarche : il ne suffira plus de justifier d’une expérience passée dans le transport de personnes. Il faudra décrocher l’examen.
Une session organisée chaque mois
Autre point important pour les futurs candidats : l’examen sera organisé une fois par mois dans chaque département par le réseau des Chambres de métiers et de l’artisanat.
Les CMA vont par ailleurs adapter leur organisation dans les prochains mois afin d’absorber l’éventuel report des candidats qui auraient auparavant pu accéder à la profession par équivalence.
Le dispositif vise notamment à rendre l’accès à la profession plus homogène, alors que les pouvoirs publics estiment que l’ancienne voie par expérience ne permettait pas toujours de vérifier l’ensemble des compétences nécessaires.
Les fraudes aux justificatifs dans le viseur
La réforme répond aussi à un autre problème : les tentatives de fraude liées aux justificatifs d’expérience professionnelle.
Selon les pouvoirs publics, cette voie d’accès avait donné lieu à un nombre particulièrement élevé de fraudes, notamment concernant les documents censés démontrer l’expérience professionnelle nécessaire.
Le passage systématique par un examen doit donc également permettre de sécuriser l’accès à la profession.
Les chauffeurs déjà qualifiés ne sont pas concernés
Pas question, en revanche, de remettre en cause les qualifications déjà obtenues.
Le nouveau dispositif s’applique pour l’avenir. Les personnes qui ont obtenu leur qualification par équivalence avant l’entrée en vigueur du décret conservent donc leur aptitude à exercer.
Pour les nouveaux candidats, en revanche, le message est désormais clair : pour devenir chauffeur VTC, il faudra passer et réussir l’examen.