
Le comité national olympique et sportif français a finalement tranché en défaveur du club de football de Poitiers. L’instance de conciliation a choisi de maintenir l’intégralité des sanctions prononcées précédemment contre l’équipe de la Vienne, douchant ainsi ses ultimes espoirs d’évoluer en Régional 1 pour la saison à venir.
Une cascade de sanctions administratives
La période estivale s’avère particulièrement cruelle pour l’équipe poitevine. À la suite d’une relégation sportive intervenue à l’issue du précédent exercice, le club avait d’abord subi les foudres de la direction nationale du contrôle de gestion en se voyant interdire l’accès aux championnats nationaux pour des motifs purement financiers. La situation s’est ensuite considérablement aggravée lorsque la commission de discipline de la fédération a imposé une relégation supplémentaire, une mesure radicale motivée par des suspicions de falsification de documents bancaires.
L’échec de l’ultime tentative de conciliation
Face à ces décisions implacables confirmées en appel, la direction de l’association sportive avait décidé d’abattre sa dernière carte en sollicitant le comité national olympique. Une audition décisive s’était tenue en visioconférence au début du mois d’août. L’état-major poitevin, représenté par ses deux coprésidents accompagnés de leur comptable et d’un avocat, a tenté de défendre son dossier face aux représentants de l’instance olympique et du gendarme financier du football. Cette démarche de la dernière chance s’est soldée par un échec, les arguments déployés n’ayant visiblement pas suffi à convaincre les conciliateurs.
L’horizon du tribunal administratif comme dernier recours
Avec ce verdict défavorable, les décisions initiales des différentes commissions sportives se trouvent définitivement validées. L’équipe première se voit donc logiquement maintenue en Régional 2 par la ligue locale pour la reprise de la compétition. Néanmoins, cet interminable feuilleton pourrait encore connaître des prolongations judiciaires, les dirigeants conservant la possibilité légale de contester cette rétrogradation forcée devant le tribunal administratif pour tenter d’y trouver une issue plus clémente.