
Pour ce second épisode des Angevins racontent leur job d’été, nous allons suivre Léo Gaultier et son emploi saisonnier axé sur le sport, tout comme Laura dans l’épisode précédent. Étudiant en sciences politiques à Strasbourg, il revient dans son Saint-Barthélemy natal pour effectuer son job d’été en tant que vendeur au Decathlon des Ponts-de-Cé : une occasion de faire profiter les clients de ses connaissances sur les sports qui le passionnent, tout en gagnant un peu d’argent pour l’année universitaire.
Quand la passion devient un job d’été
Pas toujours liés aux études suivies par les jeunes, les jobs d’été permettent néanmoins à certains d’effectuer un travail en accord avec leurs passions personnelles.
Léo Gaultier a eu cette chance pendant la saison estivale. Le jeune Bartholoméen de 19 ans est étudiant en deuxième année à Sciences Po Strasbourg et a pour objectif de travailler à terme pour la Commission européenne. Le Strasbourgeois, parti étudier en Alsace, revient en Anjou une fois son année universitaire terminée, comme le font des milliers de jeunes.
Licencié en club et grand pratiquant de basketball, de VTT et de trail (entre les révisions et même durant ses jours de repos), l’enseigne Decathlon lui a paru être une évidence une fois de retour dans l’agglomération angevine.
C’est d’abord pour l’été 2025 que Léo avait postulé pour intégrer l’équipe du Decathlon des Ponts-de-Cé. Et comme c’est le cas pour beaucoup d’étudiants, le magasin, satisfait de son travail l’été dernier, a simplement repris contact avec lui :
« L’année dernière, je suis passé par les étapes traditionnelles, c’est-à-dire le job meeting du mois de mars et le deuxième entretien. Mais cette année, j’ai simplement recontacté la RH qui connaissait et appréciait déjà mon profil au vu de mon contrat de l’année dernière. Ça s’est fait naturellement et ça m’a évité de recommencer une recherche d’emploi. »
Mêler l’utile à l’agréable
Pour l’été 2026, il a donc été réembauché du 9 juin au 11 août comme vendeur omnicanal, positionné sur l’univers des sports collectifs, des sports de raquette et de la nature (pêche et chasse, plus rarement). Un job qui lui correspond bien car, en plus de conseiller les clients sur des articles de sport, l’ambiance au sein de l’équipe transpire la positivité :
« Ce qui me plaît le plus, c’est la convivialité et l’ambiance entre decathloniens. Les équipes sont jeunes et tout le monde partage la passion du sport, ce qui est vraiment génial. Sinon, j’adore réorganiser les linéaires selon les plans fournis, ça force à se creuser la tête. »
Pour l’anecdote, il a même croisé en formation une ancienne amie de lycée qu’il n’avait pas revue depuis très longtemps et qui travaille dans le magasin Decathlon de Beaucouzé :
« On a eu une formation CDD ensemble. Comme quoi, Decathlon, c’est petit. »
Avec cet emploi, il mêle l’utile à l’agréable : d’un côté, il finance une partie de ses études grâce au salaire perçu ; de l’autre, il partage sa passion pour le sport dans un métier qui a du sens pour lui. Il retient le positif de cette opportunité professionnelle tout en gardant les pieds sur terre. Lui qui vise un avenir au sein de la Commission européenne repère ce que peut lui apporter cette expérience sur deux étés, y trouvant même des liens avec son cursus :
« Travailler en tant que vendeur me permet d’avoir une première réelle expérience dans le monde du travail et d’améliorer la qualité de ma prise de parole. Cela m’apprend le sens des responsabilités. Quand tu vends un produit, tu es en quelque sorte responsable de sa qualité et de sa compatibilité avec l’usage souhaité par le client. »
Au cœur du quotidien chargé du magasin
Au sein d’une équipe de 60 vendeurs, l’étudiant embauche à 9 h ou 7 h 30 s’il est en réception de marchandises et travaille en autonomie pour organiser son espace : il change le balisage des prix et effectue le contrôle des stocks. Viennent ensuite la mise en rayon et l’implantation sur l’espace de vente en fonction des arrivages de nouveaux produits. Après la pause méridienne, s’ensuivent le comptage des marchandises, puis l’installation, l’organisation et le maintien de la propreté dans les rayons.
Des journées bien chargées comptant pour les plus prolifiques jusqu’à 2 000 transactions, durant lesquelles le Bartholoméen doit savoir jongler entre plusieurs tâches sans oublier la plus importante de toutes : le conseil client et la vente. Un rôle qui reste le point central de l’identité de marque de Decathlon, qui cherche à proposer des équipements adaptés à plusieurs disciplines afin que chacun ait le choix, avec une philosophie clé : mettre en avant la qualité du premier prix et le prix bas du produit haut de gamme. Autrement dit, il faut faire du chiffre tout en satisfaisant le client, sans pour autant l’agresser dès l’entrée.
Un job d’été qui lui plaît et qui dépasse le cadre d’un simple rôle de vendeur, mais qui comporte aussi son lot de difficultés, l’obligeant à sortir de sa zone de confort :
« La partie la plus difficile, c’est de se sentir en confiance dans la posture du vendeur. Personnellement, je n’ai aucun diplôme de vente. Après, ce que Decathlon recherche, ce ne sont pas des vendeurs mais bien des sportifs. Donc le sentiment de compétence vient petit à petit avec la connaissance des produits. »
Un regard tourné vers la rentrée
Désormais, l’objectif pour Léo est de se reposer avant une rentrée de septembre charnière pour le Strasbourgeois, tout en s’accordant un peu de temps pour lui avant de replonger dans ses livres :
« Je viens de finir le 8 août et je suis actuellement en vacances dans les Alpes suisses. »
Enfin, concernant ses conseils pour trouver un job d’été, il estime qu’il n’y a pas de secret :
« S’y prendre très tôt. Les meilleurs jobs d’été sont ceux qui recrutent le plus tôt. Il faut anticiper au maximum pour faire celui qu’on désire vraiment. »
Aidan Bossard