
Les violents orages qui ont traversé la Vienne vendredi 14 août 2026 ont provoqué deux incendies particulièrement destructeurs. Deux pavillons situés à seulement quelques centaines de mètres l’un de l’autre, sur les communes de La Chapelle-Moulière et de Bonneuil-Matours, ont été presque entièrement ravagés par les flammes. Dans les deux cas, la foudre est vraisemblablement à l’origine des sinistres. Les occupants étaient heureusement absents au moment des faits.
« En dix minutes, la maison était une torche »
Au lieu-dit Les Guilbaudières, à La Chapelle-Moulière, un violent coup de tonnerre a été entendu vers 19 h 20. Quelques minutes plus tard, de la fumée s’échappait déjà du toit d’une maison appartenant à un couple de quinquagénaires parti en vacances. « On a entendu un coup de tonnerre, vers 19 h 20, mais on ne savait pas que la foudre était tombée si près », témoigne André, leur voisin. Une riveraine a immédiatement prévenu les secours. « Au bout de dix minutes à peine, la maison était une torche », poursuit-il.
Les pompiers empêchent la propagation
Les sapeurs-pompiers de Bonneuil-Matours, Châtellerault et Saint-Éloi à Poitiers ont été mobilisés. Malgré leur intervention, seuls les murs de l’habitation sur sous-sol ont pu être préservés. Les secours sont toutefois parvenus à empêcher les flammes de gagner une haie et les maisons voisines. Prévenus alors qu’ils étaient en vacances, les propriétaires sont revenus sur place vers 22 h et ont passé la nuit chez leurs voisins.
Deux familles privées de leur logement
La maire de La Chapelle-Moulière, Sylvie Roy, et son premier adjoint se sont rendus sur les lieux dans la soirée. Les élus sont restés jusqu’au départ des pompiers, vers minuit, et la municipalité a proposé son aide au couple désormais privé de son habitation.
Une deuxième maison détruite à quelques centaines de mètres
Presque simultanément, un autre pavillon a connu le même sort au lieu-dit La Maison neuve, à Bonneuil-Matours, à seulement quelques centaines de mètres. Là encore, la foudre est soupçonnée d’avoir déclenché l’incendie. L’habitation a été presque entièrement détruite par les flammes. Ses occupants étaient eux aussi absents au moment du sinistre, évitant ainsi un bilan humain dramatique.