Les vagues de sécheresse et les températures extrêmes accumulées durant l’été 2026 plongent le monde agricole dans une crise profonde. En Charente-Maritime et dans les Deux-Sèvres, l’épuisement des ressources fourragères et la baisse de rendement du bétail mettent en péril la viabilité financière de nombreuses exploitations.
Des stocks d’hiver entamés et une production laitière en chute libre
À Saint-Jean-de-Liversay, au cœur du Marais poitevin, l’absence de précipitations empêche les semis de cultures fourragères comme le sorgho. Pour nourrir leur bétail, certains éleveurs sont contraints d’acheter du maïs à l’extérieur et de consommer prématurément leurs réserves hivernales. Parallèlement, sous l’effet des fortes chaleurs avoisinant les 40 °C, les vaches subissent un stress thermique majeur, entraînant des baisses de production laitière allant de 25 % à 30 %.
Une détresse économique et psychologique généralisée
Pour faire face aux pertes de trésorerie et à la hausse des charges, des exploitants se voient obligés de vendre une partie de leurs bêtes. Selon une enquête publiée le 14 août par la Chambre d’agriculture interdépartementale, plus de 75 % des agriculteurs répondants se disent en très grande difficulté financière, et 64 % d’entre eux envisagent une cessation d’activité face au découragement et à l’incertitude quant à l’avenir de leur métier.
