La menace sur la ligne Paris-Granville réveille une association d’usagers à Briouze

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La possible suppression de la ligne ferroviaire Paris-Granville provoque une nouvelle mobilisation dans l’Orne. À Briouze, l’Association de défense des usagers de la gare, en sommeil depuis plus de vingt ans, va reprendre du service. Son président Philippe Leprince entend rassembler usagers, habitants, élus et associations pour défendre la desserte ferroviaire.

Une association en sommeil depuis 2001

Créée en 1999, l’association avait déjà mené plusieurs actions pour défendre la gare de Briouze, elle-même menacée à l’époque. Manifestations et blocages de trains avaient notamment été organisés, sans dégradation, permettant selon Philippe Leprince de contribuer au maintien de la gare. Après avoir cessé ses activités en 2001, la structure va désormais être relancée face aux inquiétudes entourant l’avenir de la ligne Paris-Granville.

Un nouveau bureau attendu dès septembre

Selon Actu.fr, Philippe Leprince prévoit de reconstituer le bureau de l’association dès septembre 2026 avec des personnes concernées dans l’ensemble du secteur. Son nom pourrait également évoluer afin d’intégrer explicitement la défense de la ligne Paris-Granville. « Quand on voit que la ligne peut être suspendue, on se réveille », explique celui qui se dit désormais « en colère » face à cette perspective.

Une fréquentation qui augmente à Briouze

Pour le président de l’association, une éventuelle suppression apparaît d’autant plus difficile à comprendre que la fréquentation de la gare de Briouze est en progression. Lui-même connaît particulièrement bien cette liaison puisqu’il l’a empruntée pendant quarante ans, chaque lundi matin et vendredi soir, pour travailler à Paris. Il estime que les efforts devraient aujourd’hui porter sur l’amélioration du service plutôt que sur sa remise en cause.

Des actions envisagées pour défendre la ligne

L’association entend donc se mobiliser si la menace se confirme. Philippe Leprince se dit « déterminé à mener des actions » afin de préserver la ligne et la liberté de déplacement de ses usagers. Il souhaite toutefois privilégier une mobilisation collective plutôt qu’un combat limité à Briouze.

Un appel lancé aux élus, habitants et autres associations

Toutes les gares de la ligne étant concernées par son avenir, Philippe Leprince souhaite travailler avec les autres associations d’usagers, les élus locaux et les habitants des territoires traversés. « On ne réussira pas si on ne réunit pas tout le monde », prévient-il. Le président se dit également prêt à discuter avec les autorités et à rechercher un compromis, tout en assurant que la mobilisation sera à la hauteur de l’enjeu. Les personnes souhaitant participer à la relance de l’association peuvent se rapprocher de la mairie de Briouze avant la reconstitution de son bureau prévue en septembre.

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