Chaque été, ils pourraient profiter de leurs vacances pour partir ailleurs. Pourtant, Freddy et Julien, deux Angevins d’origine, choisissent de revenir au VandB Fest’ (20 au 24 août à Château-Gontier). Depuis le début, les deux bénévoles consacrent une partie de leurs vacances au festival, entre montage, logistique, parkings et longues journées de travail. Une parenthèse devenue, au fil des ans, une véritable histoire de famille.

Pour certains, le VandB Fest’ se résume à quelques jours de concerts et de fêtes. Pour Freddy et Julien, l’aventure commence bien avant l’ouverture des portes et s’achève bien après le dernier concert. Tous les deux sont bénévoles depuis la première édition et, année après année, ils continuent de répondre présents.
Julien Martin, 43 ans, fait partie de la Team Ours, au sein de la brigade chargée notamment de la régie bar. Pour lui, le festival représente un investissement conséquent : il prend chaque année trois semaines de vacances, dont une entièrement consacrée au VandB Fest’.
« On est sur le site de 10 heures à 3h30 du matin », raconte-t-il. Pendant le festival, son quotidien est rythmé par une mission essentielle mais souvent invisible pour le public : assurer le bon fonctionnement de la logistique. « Mon travail, c’est notamment d’enlever tous les fûts vides. » Mais les missions ne s’arrêtent pas là. Avant même le début des festivités, les bénévoles préparent les accès au camion frigorifique en superposant des palettes, organisent la gestion des glaçons et veillent à l’approvisionnement en bouteilles d’eau. « En réalité, on est la team secours », sourit Julien.
« Bien plus qu’un festival »
Présent depuis le début de l’aventure, Julien n’a jamais cessé de revenir. « J’étais présent lors de la première édition à Craon et je réponds toujours présent. »
Au fil des années, les souvenirs se sont accumulés. Il se souvient notamment de 2022, lorsque les bénévoles ont dû réagir dans l’urgence face à un parking devenu trop petit pour accueillir les camping-cars. « On a dû agrandir le parking d’un hectare en dix minutes », se rappelle-t-il.
Des situations parfois improbables, mais qui participent justement à l’attachement qu’il porte au festival. « C’est vraiment plaisant. On rencontre du monde, on mange avec les équipes et on a une proximité très forte avec la direction. On se tape la bise pour se dire bonjour. Ça change vraiment les relations », explique Julien. Cette année, il arbore d’ailleurs fièrement son nouveau polo floqué Team Ours, avec un slogan qui résume à lui seul l’état d’esprit de l’équipe : « Force et bière ».
Freddy, dans les coulisses du montage
À ses côtés, Freddy Mazan, 36 ans, œuvre lui aussi dans l’ombre. Son terrain de jeu, ce sont les coulisses et les infrastructures. Lui aussi répond présent depuis la première édition. « Cette année, je m’occupe vraiment du montage en amont. On s’occupe de l’installation des parkings, on met les piquets, on rubalise, on rebouche des tranchées et on nettoie les bars », explique-t-il.
Un travail indispensable pour que le public puisse profiter du festival dans les meilleures conditions. Lors du méga-show de Jul, lundi, Freddy sera encore à pied d’œuvre. De 17 h 30 à 21 h, il sera essentiellement affecté au parking. « Ça va être intense », anticipe-t-il, notamment en raison du monde attendu et des poussières qui risquent de s’envoler. Même pendant les journées les plus intenses, le professeur des écoles ne regrette pourtant pas de consacrer une grande partie de ses vacances au festival.
Ce qui les pousse à revenir n’est pas seulement l’amour de la musique ou de la fête. C’est aussi et surtout le lien créé avec les autres bénévoles. « On revoit chaque année les bénévoles, on se fait des potes. C’est vraiment une grande famille », résume Freddy.
Une famille qui se retrouve chaque été, partage les repas, les coups de fatigue, les imprévus et les bons moments. Une communauté où les barrières entre organisateurs, techniciens et bénévoles semblent s’effacer pour laisser place à une véritable proximité.
Mais toute fête a une fin. Lorsque viendra mercredi et qu’il faudra tout ranger, démonter et laisser derrière soi les installations du festival, une autre émotion risque de s’inviter dans les coulisses. « Ça fout le seum », reconnaît Julien.
Une pointe de nostalgie, forcément. Car pour ces bénévoles, le VandB Fest’ n’est pas simplement une semaine de travail pendant les vacances. C’est un rendez-vous annuel, une bande de copains, des souvenirs et une famille que l’on retrouve chaque été. Et, dès le festival terminé, une seule chose restera déjà en tête : prendre rendez-vous pour l’année prochaine.