
Le coup d’envoi de la saison pour les clubs amateurs de la région n’aura finalement pas lieu au début du mois de septembre. Les instances dirigeantes du football régional ont décidé de reporter l’intégralité des rencontres prévues face à l’état catastrophique des pelouses, durement frappées par la sécheresse estivale.
Un état des lieux alarmant pour les pelouses régionales
La Ligue régionale et ses cinq districts départementaux ont été contraints d’agir face aux dégâts considérables causés par le manque de précipitations. Les pelouses naturelles réparties sur l’ensemble du territoire sont en effet totalement grillées par le soleil. Cette situation matérielle particulièrement critique avait déjà fortement compliqué la tenue des premiers tours de la Coupe de France au mois d’août, période durant laquelle une trentaine de rencontres sur les deux cent treize programmées ont été menacées d’annulation faute de terrains praticables.
Un décalage inévitable pour garantir l’équité sportive
Afin de ne pas fausser le bon déroulement des compétitions et d’assurer une parfaite équité entre les clubs, la première journée des championnats initialement fixée aux cinq et six septembre a été purement et simplement repoussée. Ce report massif concerne toutes les catégories, qu’il s’agisse des équipes masculines, féminines ou des catégories jeunes. Le début officiel de la saison régulière est par conséquent décalé au week-end du dix-huit septembre, entraînant dans son sillage le report des coupes régionales et des plateaux jeunes prévus à la mi-septembre.
Un message politique adressé aux municipalités
Derrière cet aménagement contraint du calendrier sportif, les représentants du football régional entendent également alerter les différentes collectivités locales. Les organisateurs font face à une véritable cascade d’arrêtés municipaux interdisant l’accès aux infrastructures sportives pour préserver les sols. Bien que des averses soient attendues dans les jours à venir, elles s’annoncent insuffisantes pour régénérer la terre et l’herbe à si court terme. Les dirigeants devront désormais s’appuyer sur les dates de réserve prévues en cours d’année pour replacer toutes ces confrontations reportées.