De nombreux véhicules finissent emportés par la marée sur le passage du Gois en Vendée

La célèbre route submersible qui relie l’île de Noirmoutier au continent reste un piège redoutable pour les automobilistes. La marée montante surprend régulièrement les usagers, causant la perte de plusieurs voitures chaque année et nécessitant parfois des interventions de sauvetage complexes.
Des usagers locaux souvent surpris par les flots
Les incidents de ce type se produisent environ une dizaine de fois par an sur cet axe routier atypique. Contrairement aux idées reçues, les touristes ne sont pas les seules victimes de la montée des eaux. Les agents routiers du département constatent que les habitants de la région, parfois trop confiants face aux redoutables coefficients de marée, ainsi que les pêcheurs à pied, se font régulièrement piéger. Une simple panne de moteur ou la perte de clés lors d’une session de pêche suffit à rendre la fuite impossible face à la vitesse du marnage.
La bonne pratique pour limiter les dégâts matériels
En cas d’immobilisation forcée sur la chaussée, les professionnels du secteur recommandent vivement de laisser les vitres du véhicule grandes ouvertes. Cette manœuvre permet à l’eau d’envahir l’habitacle, transformant la voiture en un poids mort qui restera ancré sur la route. À l’inverse, un habitacle hermétiquement fermé agit comme un flotteur, entraînant l’automobile vers le large en direction du pont de Noirmoutier. Les opérations de remorquage nécessitent alors l’intervention onéreuse de scaphandriers spécialisés dans les travaux maritimes, tandis qu’un véhicule resté sur l’asphalte peut être secouru plus aisément par une dépanneuse ou le tracteur d’un ostréiculteur de passage.
Les dangers mortels des dénivelés du passage
Le profil même de cette chaussée submersible ajoute un risque supplémentaire. La route présente des irrégularités de niveau qui se remplissent d’eau à des rythmes différents. Les conducteurs qui tentent de forcer le passage alors que la marée monte prennent le risque de voir leur pot d’échappement noyé, provoquant l’arrêt immédiat du moteur et bloquant le véhicule à mi-chemin sans possibilité de faire demi-tour. Ces situations rappellent l’extrême dangerosité de cet environnement naturel, tragiquement illustrée par le décès d’un individu resté envasé à une centaine de mètres de la route au milieu du mois d’août.
en partenariat avec REGIEPRO


