Dès l’été 1914, des centaines de ressortissants étrangers vivant en France ont été arrêtés et détenus de force à la citadelle de l’Île d’Yeu sous le statut d’« internés civils ».
Une arrestation préventive des ressortissants des pays ennemis
Au déclenchement de la Première Guerre mondiale, les autorités françaises arrêtent les civils issus des nations belligérantes (principalement Allemands, Autrichiens et Ottomans) résidant sur le territoire national, notamment en région parisienne. Selon Ouest France, craignant l’espionnage ou le renforcement des armées ennemies, l’État décide de les isoler loin du front.
Des conditions de captivité éprouvantes à Pierre-Levée
Dès les premières semaines du conflit, des dizaines puis des centaines de personnes des hommes mobilisables pour la plupart, mais aussi des femmes et des enfants sont transférées au fort de Pierre-Levée. Éloignés de leurs familles, les internés subissent plus de quatre ans de captivité marqués par la malnutrition, l’insalubrité et un isolement extrême.
