Cette nouvelle chaufferie d’Angers fonctionne au bois et doit chauffer 13 000 foyers d’ici 2030

Entrée en service au printemps 2026, la nouvelle chaufferie biomasse Mayenne 2 marque une nouvelle étape dans le développement du réseau de chaleur d’Angers. Installée dans les Hauts-de-Saint-Aubin, elle doit permettre de relier progressivement les réseaux de la Mayenne et de Belle-Beille et, à terme, de chauffer 13 000 foyers sur la rive droite de la Maine.

La chaufferie biomasse Mayenne 2 est entrée en service au printemps 2026.
DR- La chaufferie biomasse Mayenne 2 est entrée en service au printemps 2026.

Sur le plateau de la Mayenne, dans les Hauts-de-Saint-Aubin à Angers, une nouvelle installation fonctionne désormais discrètement derrière les équipements déjà présents. La chaufferie Mayenne 2 est entrée en service au printemps. À quelques mètres seulement de sa « grande sœur », construite en 2009, elle vient renforcer un réseau de chaleur appelé à prendre une place de plus en plus importante dans la ville.

L’installation fonctionne principalement avec du bois. 80 % de son alimentation repose sur la biomasse, tandis que le gaz est conservé pour les situations de secours ou les périodes hivernales où la demande devient particulièrement importante.

Un réseau qui va relier plusieurs quartiers d’Angers

L’enjeu dépasse largement le seul quartier de la Mayenne. Mayenne 2 doit permettre de poursuivre l’extension du réseau de chaleur vers Belle-Beille, en passant notamment par la Doutre, Saint-Jacques et Nazareth.

L’objectif affiché est ambitieux : d’ici 2030, le réseau doit permettre de raccorder au chauffage et à l’eau chaude sanitaire 13 000 foyers sur la rive droite de la Maine.

Lors d’une visite consacrée aux différents chantiers angevins, le maire d’Angers et président d’Angers Loire Métropole, Christophe Béchu, a présenté cette extension avec Anthony Lusson, vice-président d’Angers Loire Métropole chargé de l’Énergie.

Derrière les canalisations qui progressent sous les rues, c’est donc une transformation plus large du système de chauffage urbain qui se dessine.

Du bois local plutôt que des énergies fossiles

Le principe repose sur une ressource bien différente du gaz : la biomasse.

Le bois utilisé dans la chaufferie provient de résidus issus de l’exploitation bocagère et forestière, avec un approvisionnement effectué dans un rayon moyen d’environ 50 kilomètres. Une manière de privilégier une ressource locale tout en limitant les distances de transport.

Pour la collectivité, l’intérêt est aussi climatique. En remplaçant une partie des énergies fossiles par de la biomasse, le réseau doit permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre liées au chauffage urbain.

La nouvelle chaufferie s’inscrit ainsi dans la stratégie de développement des réseaux de chaleur portée par Angers Loire Métropole, avec l’idée de faire progressivement évoluer le chauffage de nombreux logements et équipements publics vers des sources d’énergie moins dépendantes des combustibles fossiles.

Une facture moins exposée aux variations du gaz

L’autre argument avancé est économique.

Le prix de la biomasse est considéré comme davantage maîtrisable que celui du gaz, dont les tarifs ont connu de fortes fluctuations ces dernières années. Cette relative stabilité peut ensuite se retrouver dans le coût du chauffage pour les habitants et les équipements raccordés au réseau.

Pour les futurs abonnés, l’enjeu est donc double : se chauffer avec une énergie moins carbonée tout en bénéficiant d’une plus grande visibilité sur le coût du chauffage.

Avec Mayenne 2, Angers ne construit ainsi pas seulement une nouvelle chaufferie. La ville poursuit le déploiement d’un réseau appelé à relier progressivement plusieurs quartiers et à accompagner, dans les prochaines années, des milliers de logements supplémentaires.

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