Seul ophidien recensé dans la région normande, la vipère péliade fait l’objet d’un suivi scientifique rigoureux dans les zones humides du département de la Manche afin de mesurer les perturbations de l’écosystème local.
Un déclin alarment de 50 % observé dans le Cotentin
Dans le cadre du Programme sentinelle du climat lancé en 2023, les spécialistes du CPIE Cotentin sillonnent les landes et fouillent les talus pour comptabiliser la population de reptiles. Affectionnant particulièrement les milieux frais et humides, la vipère péliade a vu ses effectifs chuter de près de la moitié sur plusieurs sites d’observation, en raison du renforcement de la sécheresse et des hausses de températures estivales.
Dix ans de mesures pour adapter les habitats naturels
Positionnée au sommet de la chaîne alimentaire locale, la présence ou la régression de cette espèce climatosensible fournit des indications directes sur la santé de la faune et de la flore. Selon France 3 Normandie, grâce aux données récoltées sur 60 sites d’étude dotés de stations météo, les chercheurs prévoient un suivi sur dix ans pour restaurer des îlots de fraîcheur, réhumidifier les fonds de vallée et préserver les tourbières normandes.
