La situation est particulièrement préoccupante sur les routes du Maine-et-Loire. Au 1er septembre 2026, 31 personnes ont perdu la vie dans des accidents de la circulation depuis le début de l’année. Face à ces chiffres jugés très mauvais, le préfet du Maine-et-Loire, François Pesneau, entend renforcer la lutte contre le téléphone au volant et frapper fort.

Une personne meurt-elle désormais chaque semaine sur les routes du Maine-et-Loire ? C’est en tout cas le constat alarmant qui se dégage des chiffres de la sécurité routière en 2026. Au 1er septembre, le département compte déjà 31 décès sur ses routes. Une situation, similaire à une année 2025 déjà noire, qui inquiète les autorités et qui pousse le préfet du Maine-et-Loire, François Pesneau, à vouloir durcir encore davantage les sanctions contre les comportements dangereux au volant.
Le téléphone au volant dans le viseur
Parmi les comportements particulièrement ciblés figure l’utilisation du téléphone au volant. Jusqu’à présent, une suspension administrative du permis pouvait être prononcée lorsque l’usage du téléphone était associé à certaines infractions connexes. Dans ce cadre, les suspensions pouvaient aller de trois à cinq mois.
Mais le préfet, en association avec le procureur de la République d’Angers, souhaite désormais aller plus loin. L’objectif est de sanctionner directement l’utilisation du téléphone au volant, même lorsqu’aucune autre infraction n’est commise. Autrement dit, « le conducteur qui utilise son téléphone alors qu’il est au volant pourrait voir son permis suspendu, y compris lorsqu’il est arrêté à un feu rouge ou lorsqu’il ne commet aucun excès de vitesse », ajoute le préfet.
« Il faut une prise de conscience », précise François Pesneau, alors que le bilan de l’année continue de s’alourdir. Le préfet veut ainsi que la règle soit claire : l’utilisation du téléphone au volant n’est pas un comportement anodin et peut avoir des conséquences dramatiques.
« On va peut-être être moins gentils »
Face à des chiffres 2026 particulièrement mauvais, le représentant de l’État assume cette volonté de fermeté. « On va peut-être être moins gentils », déclare le préfet, en référence au renforcement des sanctions envisagé contre les automobilistes qui utilisent leur téléphone au volant. La suspension administrative du permis pourrait désormais être prononcée pour une durée allant d’un à six mois, lorsque l’utilisation du téléphone au volant est constatée.
Alors que la rentrée marque une période de reprise importante de la circulation, les autorités veulent donc renforcer les messages de prévention et de répression. Téléphone, vitesse, alcool, stupéfiants ou encore comportements dangereux : le message du préfet se veut désormais particulièrement ferme. Sur les routes du Maine-et-Loire, chaque semaine compte et l’objectif reste le même : éviter qu’un nouveau nom ne vienne alourdir un bilan déjà particulièrement inquiétant.