Soupçonné de dopage équin en Sarthe, un entraîneur espagnol finalement relaxé

03/09/2026
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Un entraineur espagnol a été relaxé au Mans / DR

Poursuivi devant le tribunal correctionnel du Mans pour des soupçons de mauvais traitements et de dopage sur des chevaux de course, un entraîneur d’origine espagnole a été jugé ce jeudi 3 septembre. Faute d’éléments matériels suffisants pour prouver sa culpabilité, la justice sarthoise a prononcé sa relaxe, laissant le mystère entier sur les véritables auteurs de cette fraude.

Des substances illicites détectées lors de compétitions
L’affaire remonte à l’été 2019, lorsque quatre chevaux entraînés pour le compte de l’écurie Bruni, implantée à Lamnay en Sarthe, font l’objet de contrôles positifs à la suite de plusieurs courses. Les analyses diligentées par la Fédération nationale mettent en évidence la présence de produits formellement interdits, tels que du cobalt, de la testostérone, de la nandrolone et d’autres anabolisants. L’entraîneur, un homme de 39 ans résidant à Majorque, écope alors d’une suspension de quatre ans et d’une amende de 60 000 euros par les instances sportives, déclenchant l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet du Mans.

Une enquête judiciaire fondée sur des témoignages à charge
Les investigations menées par le service central des courses et des jeux se sont heurtées à un manque de preuves matérielles directes. Si les prélèvements sanguins et urinaires effectués lors d’une perquisition au haras n’ont rien révélé d’anormal, les enquêteurs ont tout de même découvert des flacons présentant une concentration anormale de cobalt. L’accusation reposait principalement sur les déclarations d’anciens salariés de l’écurie, évoquant des injections suspectes par sonde gastrique, un accès exclusif à la pharmacie vétérinaire par le prévenu, ou encore des tentatives de dissimulation de traces de cobalt dans les naseaux des animaux.

Le bénéfice du doute face au manque de preuves concrètes
À la barre, l’entraîneur espagnol a fermement nié les faits qui lui étaient reprochés. Assisté d’un interprète, l’homme au casier judiciaire vierge s’est défendu en mettant en avant sa passion pour les animaux et en soulignant la barrière de la langue qui l’isolait du reste du personnel de l’écurie. Face aux zones d’ombre du dossier et à l’absence d’audition de l’ensemble des salariés, le procureur de la République a lui-même requis la relaxe, estimant que les éléments concrets manquaient pour asseoir une condamnation. Le tribunal a suivi ces réquisitions en relaxant l’entraîneur, alors que le propriétaire de l’écurie avait, de son côté, bénéficié d’un classement sans suite au cours de l’instruction.

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