En Charente-Maritime, l’Union économie sociale et circulaire (ESC 17) vient de franchir une étape clé avec la signature de son 100e contrat d’insertion. À la recyclerie La Belle Affaire d’Aytré, des parcours de vie cabossés retrouvent un second souffle grâce à une opportunité concrète de réinsertion professionnelle.
Une main tendue face aux désillusions du marché du travail
Pour beaucoup de demandeurs d’emploi, le chemin vers l’embauche ressemble à une impasse. Face à l’absence de réponses ou aux refus répétés liés au manque d’expérience ou à l’âge, l’ESC 17, un regroupement d’associations porté par la Communauté d’Agglomération de La Rochelle propose une alternative concrète.
Depuis 2021, ce dispositif s’appuie sur le réemploi et le recyclage d’objets ou de meubles pour accompagner ceux que la vie a éloignés de l’emploi. Grâce à des contrats à durée déterminée d’insertion (CDDI) de 4 mois, renouvelables jusqu’à deux ans, l’association offre un cadre stable mêlant activité rémunérée et accompagnement personnalisé.
Des profils variés unis par l’envie de rebondir
À 18 ans, Chloé Poinot venait de décrocher son baccalauréat STMG sans vouloir poursuivre de longues études, mais s’est heurtée pendant un an à des portes closes par manque d’expérience. À 57 ans, David Hontebeyrie, fort d’un parcours riche entre la marine, la restauration et l’immobilier, connaissait la même traversée du désert.
Tous deux ont démarré leur mission au début du mois de septembre à la recyclerie d’Aytré. Entre le tri, la mise en rayon, la gestion de la caisse et le conseil aux clients, ces nouveaux salariés réapprennent les gestes du quotidien professionnel dans une ambiance bienveillante.
Un tremplin sur-mesure vers un emploi durable
Selon Ici La Rochelle, au-delà de la simple mission de travail, le contrat d’insertion vise à redéfinir les projets de vie de chacun. Georges Gourmelon, président de l’ESC 17, rappelle que l’association s’adresse avant tout à des personnes traversant des difficultés passagères maladie, rupture familiale ou accident de parcours.
En nouant des partenariats pour proposer des formations adaptées et limiter les coûts, la structure fait le pari de redonner confiance à ses effectifs. L’objectif final reste inchangé : faire de ce passage à la recyclerie un véritable tremplin vers un emploi pérenne sur le marché du travail.
