Victime de violences conjugales pendant huit ans, Pauline Flatrès prend le départ d’une course de 128 kilomètres ce vendredi 4 septembre 2026. Entre la Manche et Rennes, la trentenaire s’élance dans une traversée symbolique pour sensibiliser le public et porter un message d’espoir aux victimes.
Un tracé symbolique pour panser les blessures du passé
Le parcours de trois jours n’a pas été choisi au hasard. Pauline Flatrès s’élance ce vendredi à 13h30 du château de Ducey-les-Chéris, lieu où elle a réussi à mettre un terme aux violences et à reconstruire sa vie.
Sa route la mène d’abord à Saint-James, commune où elle a subi l’emprise et les coups de son ex-conjoint durant sa jeunesse, avant de franchir la frontière bretonne vers Fougères.
Son périple s’achèvera dimanche devant le Parlement de Bretagne à Rennes, un bâtiment abritant la cour d’appel, symbole fort de la justice et de la fin de l’impunité.
Le sport comme moteur de résilience et d’émancipation
Tombée sous l’emprise d’un conjoint violent dès l’âge de 16 ans, la jeune femme a frôlé la mort avant d’avoir le déclic salvateur en 2020 pour protéger ses enfants et faire appel à la gendarmerie. Aujourd’hui, la course à pied est devenue son principal levier de reconstruction psychologique.
Selon Ici Cotentin, à travers cet effort extrême de 128 km, elle souhaite retrouver confiance en ses capacités tout en sensibilisant les habitants lors d’étapes d’échanges, comme à la médiathèque de Fougères, pour prouver qu’il est possible de sortir de l’engrenage et de se bâtir un nouvel avenir.
