À 3 ans, Élia devait découvrir l’école : son AESH ne vient pas, les pompiers d’Angers se mobilisent pour l’aider

Atteinte d’une maladie génétique rare, Elia, 3 ans, devait faire sa rentrée scolaire en classe de petite section à l’école Sainte-Anne à la Ménitré. Pour l’accompagner au quotidien, une accompagnante des élèves en situation de handicap (AESH) devait intervenir. Mais elle ne s’est pas présentée à l’école et a été mise en arrêt maladie. Depuis, Elia ne peut pas suivre sa scolarité. Un appel a été lancé par l’association Cœur de caserne et les sapeurs-pompiers d’Angers pour l’aider à trouver une nouvelle AESH.

Elia, 3 ans, attend une AESH pour pouvoir suivre normalement sa première année de maternelle à La Ménitré.
Crédit Angers Info – Illustration / Elia, 3 ans, attend une AESH pour pouvoir suivre normalement sa première année de maternelle à La Ménitré.

Pour Elia, 3 ans, cette toute première rentrée scolaire ne se déroule pas comme prévu. Avant les vacances d’été, les parents de la petite fille atteinte d’une maladie génétique rare avaient pourtant reçu une notification lui accordant 12 heures d’accompagnement par semaine par une AESH (accompagnante d’élève en situation de handicap). De quoi permettre à leur fille de commencer sa scolarité dans de bonnes conditions.

Mais quelques jours avant la pré-rentrée, aucune nouvelle de l’accompagnante annoncée. Puis, le jour de la rentrée, elle ne s’est pas présentée. « Nous n’avons été prévenus de rien », déplore Florian Varin, le père d’Élia. Une situation qui aurait pu compromettre la rentrée de la fillette. Heureusement, l’équipe enseignante de l’école Sainte-Anne à la Ménitré s’est mobilisée.

Les deux enseignantes qui se partagent la classe à mi-temps ont décidé de trouver une solution. L’une d’elles, qui ne travaille habituellement pas les jeudis et vendredis, est même venue bénévolement pour permettre à Élia de faire sa rentrée comme les autres enfants.

« Heureusement, elles ont fait preuve d’une grande solidarité. Sans elles, je ne sais pas comment nous aurions fait », témoigne son père.

Pour la deuxième semaine, un aménagement a également été trouvé. Élia est accueillie de 8 h 30 à 11 h, dans l’attente d’une solution pérenne. « Nous venons d’avoir un deuxième enfant donc la maman peut s’occuper d’Elia l’après-midi mais ce n’est pas la solution que nous envisagions », explique Florian.

« Son année scolaire pourrait être compromise »

Mais cette solution ne peut être que provisoire. Aujourd’hui, les parents sont toujours à la recherche d’une AESH pour accompagner leur fille. Sans cet accompagnement, ils craignent que sa scolarité ne soit rapidement perturbée.

La famille peut compter sur le soutien de Cœur de caserne, l’association des sapeurs-pompiers d’Angers, qui a décidé de se mobiliser pour tenter de trouver une personne susceptible d’accompagner Élia.

Car derrière cette recherche se joue bien davantage qu’une question d’organisation. Pour ses parents, il s’agit de permettre à leur fille de vivre sa première année d’école comme les autres enfants.

« Je peux comprendre qu’une personne soit en arrêt de travail, mais je trouve qu’il y a quand même un manque de conscience professionnelle lorsqu’on ne prévient pas et qu’on n’anticipe pas les choses suffisamment en amont », estime Florian.

Le père regrette surtout le manque d’anticipation et de communication : « Cela aurait pu être évité. Ce qui est difficile pour nous, c’est le manque de certitude et le manque d’interlocuteur pour tenter de retrouver rapidement une AESH. On ne sait pas vers qui se tourner. »

En attendant, Élia continue de prendre le chemin de l’école, portée par la mobilisation de ses enseignantes et le soutien de l’association. Mais ses parents espèrent désormais qu’une AESH pourra rapidement être trouvée afin que cette première année de maternelle ne se transforme pas en un nouveau parcours du combattant.

Contact : unpaspourelia@gmail.com

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