
Après un été marqué par la canicule, la sécheresse et plusieurs incendies, une première enveloppe de plus de 1,5 million d’euros va être mobilisée en Charente pour soutenir les exploitations agricoles les plus fragilisées.
Un plan d’urgence pour les exploitations
Jeudi 10 septembre 2026, le préfet de la Charente a réuni les services de l’État, la Chambre d’agriculture, la MSA et les organisations professionnelles pour préciser le déploiement départemental du plan CASI (Climat, Adaptation, Sécheresse, Incendies).
Annoncé le 4 septembre par le gouvernement, ce plan national mobilise plus d’un milliard d’euros pour soutenir les agriculteurs confrontés aux conséquences des conditions climatiques de l’été.
Des indemnisations accélérées
Pour les agriculteurs assurés, l’acompte de l’Indemnisation de solidarité nationale (ISN) passe de 70 % à 80 %. Pour les exploitants non assurés, le préfet doit saisir la CODAR dès la semaine prochaine afin d’obtenir le déclenchement de l’ISN pour plusieurs cultures de printemps fortement touchées.
Maïs, tournesol, orge de printemps, féverole, lin, soja, sorgho et pois chiche sont notamment concernés. Le maraîchage, les légumes de plein champ et l’arboriculture feront l’objet d’un examen ultérieur.
L’ISN intervient lorsque les pertes de production dépassent 50 % pour une culture.
Une aide de trésorerie de 1,5 million d’euros
La Charente bénéficiera par ailleurs d’une première enveloppe de plus de 1,5 million d’euros, issue des plus de 33 millions d’euros accordés à la Nouvelle-Aquitaine dans le cadre du fonds d’urgence.
Cette somme doit être ciblée sur les filières et les agriculteurs les plus fragilisés. Une réunion technique est prévue ce vendredi 11 septembre pour préciser les modalités de cette aide.
D’autres mesures sont également prévues : dégrèvement de la taxe foncière pour les terres agricoles, renforcement de la prise en charge des cotisations par la MSA et prolongation des aides pour l’achat d’engrais et de GNR.
Des règles de la PAC assouplies
La date limite d’implantation des cultures intermédiaires pièges à nitrates (CIPAN) doit aussi être repoussée au 20 octobre en zone vulnérable. Un arrêté préfectoral doit prochainement confirmer cette mesure.
L’objectif est désormais de verser rapidement les aides afin d’éviter que les pertes liées à cet été ne fragilisent durablement les exploitations charentaises.