Et si votre téléphone pouvait vous aider à comprendre pourquoi votre plante dépérit, vous conseiller avant même de l’acheter et vous orienter vers un professionnel près de chez vous ? Présentée cette semaine au Salon du Végétal à Angers, Pyto veut simplifier le quotidien des amateurs de plantes, y compris ceux qui n’ont vraiment pas la main verte.

Une feuille qui jaunit, une plante qui ne pousse plus, un emplacement trop sombre… Lorsqu’une plante commence à dépérir, il n’est pas toujours facile de comprendre ce qui lui arrive. Faut-il l’arroser davantage ? La déplacer ? Changer de terre ? Ou, au contraire, arrêter de l’arroser ?
C’est précisément sur ce terrain que veut se positionner Pyto, une jeune application mobile présentée au Salon du Végétal, à Angers. Le projet figure parmi les jeunes pousses sélectionnées pour cette édition 2026. Le dossier de presse du salon décrit Pyto comme une application destinée à accompagner les amateurs de plantes avant, pendant et après leur achat.
Une sorte de coach personnel pour les plantes
L’idée est simple : plutôt que de chercher pendant des heures une réponse sur Internet, l’utilisateur pourrait utiliser Pyto pour mieux comprendre la plante qu’il possède ou celle qu’il envisage d’acheter.
L’application entend notamment proposer l’identification des plantes, le diagnostic de problèmes, des conseils d’entretien personnalisés, des rappels et des contenus pédagogiques. Pyto se présente ainsi comme un véritable « coach botanique » destiné aussi bien aux passionnés qu’aux débutants.
Sur son site, la jeune entreprise résume son ambition en trois verbes : comprendre, apprendre et agir. L’application doit notamment proposer des recommandations adaptées aux plantes, au lieu de vie et à la saison, mais également aider à identifier les problèmes rencontrés par une plante grâce à un outil intelligent.
Et si l’application vous disait quelle plante choisir ?
L’originalité de Pyto ne se limite toutefois pas au diagnostic.
L’application intervient avant même l’achat. Son objectif est de recommander des végétaux correspondant au quotidien de l’utilisateur, à son environnement et à son niveau d’expérience.
Autrement dit, plutôt que d’acheter une plante parce qu’elle est jolie en jardinerie et de découvrir quelques semaines plus tard qu’elle ne supporte pas votre appartement, Pyto veut aider à faire le bon choix dès le départ.
C’est l’un des points qui différencient le projet des nombreuses applications déjà consacrées à l’identification des plantes. Pyto veut accompagner l’ensemble du parcours, de la recherche de la plante jusqu’à son entretien quotidien.
Un problème qui concerne beaucoup de Français
Pour ses créateurs, le besoin est loin d’être anecdotique.
Selon une enquête quantitative réalisée pour Pyto avec Selvitys auprès de 348 personnes, 77 % des répondants déclarent rencontrer des difficultés pour entretenir leurs plantes et 60 % souhaitent approfondir leurs connaissances. Plus largement, le site de l’application affirme que 81 % des Français possèdent au moins une plante.
Le constat est donc assez simple : les plantes sont partout dans nos logements et nos jardins, mais leur entretien n’est pas forcément évident.
Et c’est précisément ce public que Pyto cherche à séduire : celui qui aime les plantes mais ne sait pas toujours quoi faire lorsqu’elles commencent à aller mal.
Une application encore en phase de test
Pyto n’est toutefois pas encore présentée comme une application totalement aboutie.
La jeune équipe est actuellement en phase de test auprès de premiers utilisateurs. Une quarantaine de contributeurs ont été mobilisés pour tester l’application en conditions réelles et faire remonter les bugs, les incompréhensions et les améliorations possibles. Les tests ont été ouverts sur iOS et Android avant la présentation du projet au Salon du Végétal.
Cette phase est importante pour une jeune application dont l’ambition est justement de rendre des informations parfois très techniques accessibles au plus grand nombre.
Des conseils… mais pas pour remplacer le professionnel
Pyto veut également créer un lien entre les particuliers et les professionnels du végétal.
Jardineries, pépinières, horticulteurs ou fleuristes peuvent être référencés afin d’être proposés aux utilisateurs lorsque ceux-ci ont besoin de conseils ou souhaitent acheter une plante ou un produit. L’objectif est de prolonger la relation entre le professionnel et son client au-delà du passage en magasin.
Le projet doit d’abord être expérimenté à Toulouse et dans son agglomération, avant d’envisager son développement. Pyto est accompagné depuis avril 2026 par le Grand Marché MIN Toulouse Occitanie.
Une innovation à découvrir cette semaine à Angers
Pyto est présent au Salon du Végétal 2026, dans l’espace Jeunes Pousses, au hall C, stand 385. L’équipe y présente sa version pilote et son système de recommandations personnalisées.
L’intérêt du projet tient finalement à sa simplicité : ne plus rester seul devant une plante qui dépérit.
Une photo, quelques informations et des conseils adaptés pourraient bientôt suffire pour comprendre ce qui ne va pas. Pas vraiment un médecin, évidemment, mais suffisamment pour donner à l’application un surnom assez parlant : le « médecin » des plantes de poche.
Et pour tous ceux qui ont déjà vu une plante achetée quelques semaines plus tôt perdre ses feuilles sans savoir pourquoi, l’idée risque de parler immédiatement.