
Une mobilisation sociale perturbe les accès à la centrale nucléaire de Flamanville, dans la Manche, depuis 6 heures ce mardi 15 septembre 2026. Environ 200 salariés participent au mouvement pour défendre le « tarif agent », un avantage historique des salariés d’EDF et du secteur des industries électriques et gazières.
Les entrées de la centrale perturbées
Depuis le début de matinée, le mouvement de grève provoque des ralentissements aux accès de Flamanville 1 et 2 ainsi qu’à l’EPR.
Environ 200 salariés sont mobilisés devant les différentes entrées de la centrale. La mobilisation intervient alors que plusieurs opérations de maintenance sont actuellement menées sur le site.
Le mouvement social complique notamment l’organisation de l’arrêt de tranche de l’unité de production n° 1, lancé le 12 septembre pour permettre des opérations de maintenance.
Les salariés défendent leur tarif énergie
Au cœur de la mobilisation se trouve le tarif agent, dont bénéficient les salariés et retraités des industries électriques et gazières. Cet avantage historique leur permet de profiter de tarifs préférentiels sur leur consommation d’énergie.
Les syndicats s’opposent à une éventuelle remise en cause de ce dispositif. Ils considèrent qu’il fait partie des avantages liés à leur statut et dénoncent une attaque contre un élément historique de la rémunération des agents.
Le mouvement intervient dans un contexte où la Cour des comptes recommande une suppression progressive de cet avantage. Selon les chiffres rapportés par Actu.fr, son coût pour EDF dépassait 700 millions d’euros en 2024.
Une mobilisation qui intervient pendant la maintenance
La grève intervient donc à un moment particulier pour la centrale de Flamanville, où des opérations de maintenance sont déjà en cours sur le réacteur n° 1.
Les conséquences immédiates concernent principalement les conditions d’accès au site et l’organisation des opérations, avec des perturbations signalées depuis le début de matinée.
La durée du mouvement et ses éventuelles conséquences sur le calendrier de maintenance restent à préciser. Pour les salariés comme pour la direction d’EDF, l’enjeu est désormais de trouver une issue à ce conflit autour du tarif agent.