
Depuis 6 heures ce mardi 15 septembre 2026, une importante mobilisation sociale perturbe les entrées de la centrale nucléaire de Flamanville (Manche). Les salariés d’EDF se mobilisent pour défendre le « tarif agent », un avantage historique sur leur consommation d’énergie.
Des accès ralentis à la centrale
Le mouvement social entraîne des ralentissements aux accès des sites de Flamanville 1 et 2 ainsi qu’à l’EPR. La mobilisation a débuté dès 6 heures ce mardi matin.
Les syndicats entendent ainsi protester contre la remise en cause du « tarif agent », dont bénéficient les salariés et retraités des industries électriques et gazières. Cet avantage leur permet de profiter de tarifs préférentiels sur leur consommation d’électricité et de gaz.
Un avantage dans le viseur de la Cour des comptes
La mobilisation intervient après une recommandation de la Cour des comptes, qui préconise une suppression progressive de cet avantage.
Selon les estimations de l’institution, le dispositif aurait représenté un coût de plus de 700 millions d’euros pour EDF en 2024. Les organisations syndicales contestent cette remise en cause et considèrent le tarif agent comme un élément historique de la rémunération des salariés du secteur.
L’arrêt du réacteur n° 1 retardé
À Flamanville, la grève a également des conséquences sur les opérations de maintenance en cours. Elle retarde l’arrêt de tranche du réacteur n° 1, prévu dans le cadre d’une opération de maintenance débutée le 12 septembre.
Les perturbations devraient donc être suivies de près sur le site nucléaire de la Manche alors que les salariés poursuivent leur mobilisation pour défendre leur avantage tarifaire.