Menacé par l’érosion du littoral et l’avancée de la dactyle dunaire, le phare de la Coubre s’inscrit pleinement dans le thème des Journées européennes du patrimoine 2026. L’édifice trembladais propose un atelier créatif et l’inauguration d’une œuvre ethnographique les 19 et 20 septembre.
Un monument emblématique face au défi du recul du trait de côte
Alors que la municipalité de La Tremblade a récemment validé un plan stratégique de déconstruction préventive pour anticiper l’avenir de l’édifice maritime, le phare de la Coubre résonne tout particulièrement avec la thématique nationale 2026 : « Patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer ».
Bien qu’aucune décision d’urgence ne soit actée à ce jour, le responsable du site, Damien Joussemet, a imaginé une programmation culturelle visant à sensibiliser les visiteurs à la mémoire et à la fragilité de ce joyau du patrimoine littoral charentais.
Cyanotypie et création artistique dans l’ancien jardin du gardien
D’après Sud Ouest, le programme débute le samedi 19 septembre avec un atelier de cyanotypie. Le lendemain, dimanche 20 septembre à 11 h, les visiteurs assisteront à l’inauguration de l’œuvre « Où demeure la lumière », accompagnée d’une exposition pédagogique issue du projet Ph.a.r.e (Photographie, audiovisuel, recherche ethnographique).
Installée au pied de la dune, au sein de l’ancien jardin privatif des gardiens, cette création offre un regard sensible et documenté sur la mémoire du lieu, le quotidien des anciens pharistes et les transformations paysagères imposées par l’océan.
