Cas de chikungunya à La Rochelle : la démoustication à la deltaméthrine fait polémique

18/09/2026
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L’opération de démoustication menée à La Rochelle pour stopper la propagation du chikungunya suscite le débat. (Image d’illustration / DR)

Suite à la découverte d’un cas importé de chikungunya au lycée Léonce-Vieljeux, le Conseil départemental de la Charente-Maritime a diligenté une opération de démoustication ciblée à La Rochelle. L’utilisation d’un produit insecticide suscite une vive opposition de la part de l’association Avenir Santé Environnement.

Traitement préventif autour d’un cas importé au lycée Vieljeux

La détection du virus chez une élève du lycée Léonce-Vieljeux, de retour d’un voyage à l’étranger, a déclenché le protocole sanitaire réglementaire.

Afin d’éviter qu’un moustique tigre local ne pique la lycéenne et ne transmette le chikungunya à d’autres habitants, les autorités départementales ont procédé à une pulvérisation nocturne d’insecticide dans le périmètre fréquenté par la jeune fille.

L’utilisation de la deltaméthrine vivement contestée

Cette intervention suscite l’inquiétude de l’association Avenir Santé Environnement. Dans une prise de parole publique, le collectif pointe du doigt le produit employé : la deltaméthrine, un biocide de la famille des pyréthrinoïdes.

D’après la Nouvelle République, l’association rappelle sa toxicité pour les milieux aquatiques et cite des travaux de l’Inserm évoquant des risques neurotoxiques lors d’expositions durant la grossesse. Sans remettre en cause la nécessité de stopper la chaîne de transmission du virus, les militants écologistes réclament que les pulvérisations chimiques demeurent une solution d’ultime recours et appellent au développement de méthodes alternatives.

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