Cavale meurtrière de 2023 : la lourde peine prononcée contre Stéphane Iganache à Angers

Un détenu a été condamné vendredi à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans, par la cour d’assises d’Angers pour deux meurtres commis au cours de sa cavale il y a trois ans.

La cour d’assises d’Angers a condamné Stéphane Iganache à la réclusion criminelle à perpétuité pour deux meurtres commis durant sa cavale en 2023.
Crédit Angers Info – La cour d’assises d’Angers a condamné Stéphane Iganache à la réclusion criminelle à perpétuité pour deux meurtres commis durant sa cavale en 2023.

Une peine de rétention de sureté, mesure exceptionnelle qui consiste à placer un criminel considéré comme très dangereux dans un centre de soins dès la fin de la peine, a également été prononcée.

La condamnation est conforme aux réquisitions de l’avocat général Grégory Martin-dit-Neuville qui avait qualifié les actes d'”épouvantables, insupportables, qui défient notre entendement”.

Crédit Angers Info – l’avocat général Grégory Martin-dit-Neuville

Le 20 juin 2023, Stéphane Iganache, quadragénaire, détenu à la prison d’Argentan (Orne), ne réintègre pas l’établissement après une permission de sortie.

Deux jours plus tard, la femme avec laquelle il entretenait une relation sentimentale, Adélaïde Duplouy, 40 ans, est retrouvée morte étranglée à son domicile à Angers. Ses deux enfants ont indiqué aux enquêteurs la présence de Stéphane Iganache dans leur appartement les jours précédents.

Une chasse à l’homme démarre pour retrouver le fugitif, qui enchaîne les intrusions dans des maisons et un vol de voiture pour se rendre à Chailland, en Mayenne, à une centaine de kilomètres au nord d’Angers.

Il y agresse une habitante pour tenter de lui dérober son véhicule.

Puis le corps d’un garagiste à la retraite, Jean-Claude Havard, est retrouvé chez lui, couvert d’une vingtaine de plaies et d’ecchymoses, le 2 juillet. La veille, sa voiture était découverte incendiée près d’Angers.

La cavale de Stéphane Iganache prend fin le 4 juillet sur un chantier à Avrillé (Maine-et-Loire).

Il comparaissait devant la cour d’assises d’Angers en récidive car déjà condamné en 2017 dans l’Essonne pour une tentative de meurtre sur une agente pénitentiaire avec qui il entretenait une liaison.

“Oui, il faut une peine longue, pour sanctionner, protéger la société, pour éviter une nouvelle Adélaïde, un nouveau Jean-Claude”, ont plaidé les avocats de la défense Me Sébastien Naudin et Me Wissam Mahlaoui, mais “la perpétuité, c’est bannir sans réfléchir. Ce n’est pas une solution”.

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