Dans la Vienne, le préfet suspend le permis de conduire pour l’usage du téléphone au volant

18/09/2026
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À partir du 1er octobre, les jeunes conducteurs et les récidivistes utilisant leur téléphone au volant dans la Vienne risquent une suspension immédiate d’un mois de leur permis de conduire. / DR

Une nouvelle sanction expérimentale entre en vigueur dès le début du mois d’octobre pour lutter contre l’usage du téléphone au volant. Face à la recrudescence de ces comportements, le préfet Charles Giusti a décidé d’instaurer une suspension administrative du permis de conduire d’une durée d’un mois.

Une mesure stricte pour les récidivistes et les jeunes conducteurs

Cette nouvelle disposition, testée jusqu’à la fin de l’année 2026, ne s’appliquera pas uniformément à tous les automobilistes dès la première infraction. Elle ciblera spécifiquement les titulaires d’un permis probatoire ainsi que les conducteurs ayant déjà été verbalisés pour l’usage du téléphone au volant au cours des trois dernières années. La préfecture précise que cette mesure concerne aussi bien le téléphone tenu en main que le port à l’oreille de tout dispositif sonore. Cette suspension immédiate viendra s’ajouter aux sanctions habituelles existantes, telles que la verbalisation financière et le retrait de points.

Des statistiques alarmantes sur les routes

L’instauration de ce durcissement répressif répond à un bilan particulièrement lourd sur les axes routiers du département, où quarante et une personnes ont perdu la vie en 2025. Les statistiques de l’insécurité routière montrent une explosion des comportements à risque avec 2 825 infractions liées au téléphone relevées en 2025, soit une hausse de 55 % par rapport à 2021. La tendance ne faiblit pas, puisque 930 infractions ont déjà été constatées lors du seul premier semestre de l’année 2026. Les autorités rappellent que manipuler son téléphone ou lire un message augmente drastiquement le risque d’accident en détournant l’attention du conducteur.

Une phase de prévention avant la sanction

Avant de sévir, les forces de l’ordre ont mené une vaste campagne de sensibilisation tout au long du mois de septembre. Les premières opérations de contrôle ont ainsi permis de stopper et d’informer cinquante-huit conducteurs sur la dangerosité de leurs actes. Parmi eux, un quart présentait un profil (permis probatoire ou récidive) qui aurait justifié une suspension immédiate si la mesure avait déjà été active. Les services de l’État dresseront un bilan complet de cette phase expérimentale de trois mois afin de statuer sur sa potentielle pérennisation en 2027.

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