Des chercheurs de l’Université de Poitiers associés à une avancée spatiale majeure

18/09/2026
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Les chercheurs de l’IC2MP à Poitiers ont contribué à une avancée internationale sur la formation des biomolécules dans l’espace. (Image d’illustration / Pixabay)

Une équipe internationale de scientifiques, comprenant des chercheurs de l’Institut de chimie des milieux et matériaux de Poitiers (IC2MP), vient de lever le voile sur un mécanisme clé de l’apparition de la vie. Leurs travaux démontrent comment des biomolécules essentielles ont pu se former au cœur de l’espace interstellaire.

Une réaction en chaîne au cœur du milieu interstellaire

Comprendre la genèse de la matière organique dans l’Univers constitue un défi fondamental pour l’astrobiologie moderne. Conjointement menée avec les universités d’Iéna (Allemagne) et de Leyde (Pays-Bas), cette étude s’est penchée sur les peptides, des chaînes d’acides aminés fondamentales pour la structure des protéines et le fonctionnement des cellules vivantes.

Les chercheurs ont réussi à prouver que la présence initiale de ces biomolécules à la surface des grains de poussière cosmique permettait d’accélérer la synthèse de peptides encore plus complexes, reproduisant ainsi les conditions extrêmes du milieu interstellaire.

D’après la Nouvelle République, les conclusions de cette avancée scientifique ont été officiellement publiées dans la prestigieuse revue Communications Chemistry.

L’expertise analytique du laboratoire poitevin mise à l’honneur

Au sein de cette collaboration mondiale, l’équipe poitevine dirigée par l’enseignante-chercheuse Pauline Poinot a joué un rôle déterminant dans la caractérisation des données.

Mobilisant doctorants, postdoctorants et ingénieurs de recherche, le laboratoire rattaché à l’Université de Poitiers et au CNRS a conçu des méthodologies d’analyse de pointe appuyées par la spectrométrie de masse.

Cette technique de haute précision a rendu possible la détection, le dosage et l’identification des molécules organiques alors même qu’elles ne se trouvaient qu’à des niveaux de concentration extrêmement faibles lors des simulations spatiales.

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