Des véhicules civils aux engins militaires : le projet de drones chez Renault fait polémique au Mans

21/09/2026
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Des salariés et des militants se sont mobilisés devant l’usine Renault du Mans pour contester le projet de fabrication de drones militaires. (Image d’illustration / DR)

À l’occasion de la Journée internationale de la paix, une centaine de personnes s’est rassemblée ce lundi 21 septembre 2026 devant le site Renault du Mans. Syndicats, associations et partis politiques y ont manifesté leur opposition à la reconversion partielle de l’usine mancelle dans la production d’équipements de défense.

Une ligne d’assemblage d’engins sans pilote d’ici la fin 2026

Porté par la Direction générale de l’Armement (DGA) en partenariat avec l’industriel aéronautique Turgis Gaillard, ce projet vise à implanter une ligne d’assemblage de drones militaires au sein du complexe automobile manceau.

À terme, l’atelier pourrait employer jusqu’à une centaine de salariés et produire près de 600 structures par mois.

Si la direction du groupe automobile précise qu’elle ne prendra en charge que la fabrication des Châssis, l’intégration d’éventuelles charges militaires étant réalisée ultérieurement après livraison, cette initiative s’inscrit dans la volonté de l’État de s’appuyer sur le savoir-faire industriel français pour répondre aux nouveaux enjeux de défense.

Un projet de reconversion qui divise le personnel manceau

Sur place, l’annonce suscite des réactions contrastées parmi les 1 400 employés du site. Alors que certains y voient une opportunité de pérenniser les volumes de travail et l’emploi local, les organisations syndicales comme la CGT et Solidaires dénoncent un détournement de la vocation première de l’usine, dédiée à la mobilité civile.

Accompagnés de représentants du Mouvement de la paix et de la Ligue des droits de l’Homme, les manifestants réclament la réorientation des fonds publics engagés, estimés à près d’un milliard d’euros sur dix ans, vers les services publics, la santé et l’éducation.

D’après France 3 Pays de la Loire, un second rassemblement est prévu en fin de journée devant la préfecture de la Sarthe.

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