
Environ 250 personnes se sont rassemblées dimanche 20 septembre 2026 place Aristide-Briand, devant la préfecture de la Sarthe au Mans, pour protester contre la proposition de loi relative à la présomption d’usage légitime d’une arme à feu par les forces de l’ordre. Pancartes et drapeaux accompagnaient le rassemblement, organisé dans le cadre d’une mobilisation nationale. Le texte concerné est la proposition de loi n° 691, examinée en première lecture à l’Assemblée nationale, où des débats se sont notamment tenus le 7 juillet.
Les manifestants dénoncent les conséquences du texte
Au Mans, les participants ont notamment scandé les prénoms de Zyed, Bouna, Nahel et Adama. Plusieurs manifestants ont exprimé leurs inquiétudes concernant les conséquences du dispositif sur les conditions dans lesquelles l’usage d’une arme par un membre des forces de l’ordre serait examiné. Marc, présenté comme membre de La France insoumise, a notamment pris la parole au mégaphone, tandis qu’un autre participant, Benjamin, a dénoncé ce qu’il considère comme une inversion de la charge de la preuve. Cette question avait déjà été soulevée dans l’étude d’impact gouvernementale de la réforme de 2017, qui indiquait qu’une présomption simple déplacerait sur l’accusation ou la partie civile la démonstration de l’absence des conditions justifiant le tir, tout en maintenant un contrôle judiciaire sur sa nécessité et sa proportionnalité.
Une mobilisation organisée dans toute la France
L’appel à manifester avait été lancé par environ 150 organisations et des rassemblements étaient annoncés dans de nombreuses villes françaises. La proposition de loi n° 691 a suscité une forte opposition de certaines organisations et formations politiques, tandis que ses soutiens la présentent comme un moyen de renforcer la protection juridique des forces de l’ordre. Des pétitions aux positions opposées ont également été déposées sur la plateforme de l’Assemblée nationale.