À Angers, ce triporteur va offrir aux seniors des balades à vélo… il ne manque plus que les pédaleurs

À la Roseraie, il est désormais prêt à prendre la route. Un drôle de vélo à trois roues, équipé d’une assistance électrique, attend ses premiers passagers. Son objectif : permettre à des habitants du quartier, notamment des seniors, de retrouver le plaisir d’une balade à vélo, même lorsque pédaler seul n’est plus possible.

DR- À la Roseraie, il est désormais prêt à prendre la route. Un drôle de vélo à trois roues, équipé d’une assistance électrique, attend ses premiers passagers. Son objectif : permettre à des habitants du quartier, notamment des seniors, de retrouver le plaisir d’une balade à vélo, même lorsque pédaler seul n’est plus possible.
DR – À la Roseraie, il est désormais prêt à prendre la route. Un drôle de vélo à trois roues, équipé d’une assistance électrique, attend ses premiers passagers. Son objectif : permettre à des habitants du quartier, notamment des seniors, de retrouver le plaisir d’une balade à vélo, même lorsque pédaler seul n’est plus possible.

Mais pour que les premières sorties puissent commencer, il manque encore une pièce essentielle au projet : des bénévoles pour enfourcher le triporteur.

Un projet imaginé par les habitants de la Roseraie

L’histoire a commencé avec le Budget participatif de la Ville d’Angers. Les habitants avaient alors voté pour une idée aussi simple qu’originale : mettre un triporteur à disposition dans le quartier de la Roseraie afin de permettre à des habitants de profiter de sorties à vélo.

Le matériel est désormais arrivé. Le projet est piloté par le CCAS de la Ville d’Angers, avec l’accompagnement de Mamie Cyclette, structure cofondée par Rachid Amoura.

Reste maintenant à faire vivre le projet sur les routes angevines.

Car derrière ce triporteur, il ne s’agit pas seulement de faire quelques kilomètres. L’idée est aussi de créer un moment de rencontre, de sortir de chez soi, de prendre l’air et de retrouver, le temps d’une balade, des sensations parfois devenues plus difficiles à vivre au quotidien.

Un vélo pour ceux qui ne peuvent plus forcément pédaler

Le principe est particulièrement adapté aux personnes âgées ou à celles qui ont des difficultés à utiliser un vélo classique. Installé confortablement à l’avant du triporteur, le passager pourra profiter de la promenade pendant qu’un bénévole se charge de pédaler.

Et inutile d’être un grand sportif pour participer.

Le modèle Banzaï de vanRaam dispose d’une assistance électrique qui facilite largement le pédalage. Le profil recherché est donc avant tout celui d’une personne qui se sent suffisamment à l’aise à vélo, apprécie les échanges et a envie de consacrer un peu de son temps aux autres.

Ponctuellement ou de manière plus régulière, chacun peut ainsi trouver sa place dans le dispositif.

« Il reste maintenant à trouver des personnes pour pédaler »

C’est précisément là que Mamie Cyclette veut mobiliser les Angevins. Dans un message publié sur LinkedIn, Rachid Amoura lance un appel aux volontaires : « Nous cherchons des pédaleurs bénévoles à Angers ».

Les futurs bénévoles ne seront pas laissés seuls avec le triporteur. Mamie Cyclette prévoit de les accompagner et de les former à sa prise en main avant leurs premières sorties.

L’objectif est de permettre à chacun de prendre confiance, de comprendre le fonctionnement du vélo et surtout de pouvoir emmener ensuite les habitants de la Roseraie en balade dans de bonnes conditions.

Une autre manière de lutter contre l’isolement

Au-delà de la bicyclette, le projet raconte quelque chose de plus large : celui d’une ville où la mobilité peut aussi devenir un outil de lien social.

Pour une personne âgée qui sort moins facilement de son domicile, une balade peut représenter bien davantage qu’un simple déplacement. C’est une occasion de discuter, de regarder son quartier autrement, de retrouver des habitudes de promenade ou simplement de partager un moment avec quelqu’un.

Le triporteur pourrait ainsi devenir, au fil des sorties, un petit rendez-vous régulier de la vie de la Roseraie.

Pour Rachid Amoura et Mamie Cyclette, le prochain coup de pédale dépend désormais des bénévoles. Ceux qui souhaitent rejoindre l’aventure peuvent le contacter directement.

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