
Alors que les sapeurs-pompiers de la Vienne sont en grève depuis le 8 septembre, les échanges ont été particulièrement tendus lundi 21 septembre au conseil départemental. Au cœur des débats : le manque d’effectifs et le financement du Sdis selon La Nouvelle République.
Le Département défend ses financements
Le député Sacha Houlié avait dénoncé une situation « critique », estimant qu’il manquait au moins 17 sapeurs-pompiers professionnels. Il avait également accusé le Département de réduire son soutien financier au Sdis.
Une accusation rejetée par Alain Pichon. Le président du Département a évoqué un « mensonge honteux » et rappelé que la collectivité consacre 15,3 millions d’euros chaque année au Sdis.
Il a également cité une hausse de 3 % de la participation départementale entre 2026 et 2028, ainsi que 500 000 euros supplémentaires par an. Plus de 8 millions d’euros ont aussi été consacrés aux casernes de Poitiers.
La proposition des 39 heures fait polémique
Le président du Sdis 86, Benoît Coquelet, a proposé une autre piste pour répondre au manque d’effectifs : augmenter le temps de travail. « Si on passait de 35 à 39 heures par semaine, ce n’est pas 17 sapeurs-pompiers qu’il nous faudrait, mais zéro », a-t-il déclaré.
Il a également lancé : « Il faut prendre les bonnes décisions et remettre la France au travail. »
Des propos qui ont provoqué la colère du groupe d’opposition La Vienne en transition, qui l’a qualifié de « président pyromane ». Les élus dénoncent une déclaration « irrespectueuse » envers les pompiers, estimant qu’elle leur fait porter la responsabilité des difficultés du Sdis.
L’opposition a par ailleurs critiqué le niveau de financement du Département et ciblé les députés du Rassemblement national sur leur position concernant les moyens supplémentaires accordés aux Sdis.