À La Rochelle, la découverte de deux substances chimiques réglementées sur un site clé de production d’eau potable a entraîné sa déconnexion immédiate du réseau. Si les autorités locales écartent tout risque sanitaire imminent pour la population, la communauté d’agglomération a porté plainte pour faire la lumière sur l’origine de cette contamination.
Un champ captant déconnecté d’urgence après des analyses suspectes
C’est lors de contrôles de routine effectués en septembre 2026 que la présence de deux molécules prohibées a été mise en évidence au niveau du champ captant de Fraise, situé à proximité de Vérines.
Selon France 3 Nouvelle Aquitaine, ce site historique, qui fournit chaque année près de deux millions de mètres cubes d’eau potable au bassin rochelais, a aussitôt été coupé du réseau de distribution par mesure de précaution.
Lors d’un point presse tenu ce mercredi 23 septembre, les vice-présidents de la Communauté d’agglomération de La Rochelle, Guillaume Krabal et Marc Maigné, ont confirmé la dégradation de la qualité de l’eau tout en assurant qu’aucune crise sanitaire majeure n’était à déplorer.
Flufénacet et métolachlore NOA : une origine encore indéterminée
Les prélèvements ont révélé des traces de flufénacet à hauteur de 0,82 microgramme par litre, un désherbant dont la vente est interdite au niveau européen depuis juin dernier, bien que l’écoulement des stocks demeure autorisé jusqu’à la fin de l’année.
Les analystes ont également décelé la présence de métolachlore NOA, une molécule issue de la dégradation du S-métolachlore, un produit phytosanitaire strictement banni depuis l’automne 2023.
Bien que les contrôles de suivi ultérieurs aient montré une disparition rapide de ces résidus dans le captage, l’intercommunalité a déposé une plainte pour suspicion de pollution accidentelle afin d’identifier les causes précises de cet épisode.
De nouvelles analyses sont programmées début octobre 2026 en vue d’une éventuelle remise en service du site.
