
En grève depuis le 8 septembre, les sapeurs-pompiers professionnels de la Vienne dénoncent la proposition de passer de 35 à 39 heures formulée par le président du SDIS. Les syndicats réclament toujours des effectifs supplémentaires selon ICI.
17 pompiers manquent toujours
Ils sont 175 sapeurs-pompiers professionnels dans la Vienne, mais 17 postes supplémentaires sont réclamés depuis 2024. Aucun recrutement n’a toutefois été réalisé depuis.
Pour Delphine Renaud, secrétaire CGT du SDIS de la Vienne, cette situation dégrade le fonctionnement des centres de secours et les délais d’intervention.
« Nous n’avons jamais eu les effectifs qui nous permettent de tenir le fonctionnement de nos centres de secours. Aujourd’hui les conditions de prise en charge des populations sont défaillantes », dénonce-t-elle.
La proposition des 39 heures passe mal
Lors du conseil départemental du lundi 21 septembre 2026, le président du SDIS, Benoît Coquelet, a estimé que le passage de 35 à 39 heures permettrait de répondre au manque de personnel.
« Si on passait de 35 à 39 heures par semaine, ce n’est pas 17 sapeurs-pompiers qu’il nous faudrait, mais zéro », a-t-il déclaré.
Une déclaration qui provoque la colère des syndicats. « On tombe des nues ! On ne voit pas comment passer aux 39 heures pourrait solutionner le problème, nous avons déjà un temps de présence maximal à ne pas dépasser ! », répond Delphine Renaud.
Dans la Vienne, une garde de 24 heures correspond généralement à 17 heures de travail effectif.
Les syndicats réclament sa démission
La secrétaire CGT estime également que les personnels administratifs et techniques sont en surcharge. Elle reproche au président du SDIS de ne pas suffisamment soutenir leurs demandes.
« On a besoin d’avoir un président qui nous soutient. À ce niveau-là, c’est du mépris ! », affirme-t-elle, allant jusqu’à réclamer sa démission.
Contacté par Ici Poitou, Benoît Coquelet assure que ses propos ont été mal compris. Dans un communiqué adressé aux effectifs, il réaffirme son soutien et son respect pour les pompiers et évoque « la nécessité de faire évoluer les moyens humains et opérationnels ».
Il précise également qu’une éventuelle augmentation du temps de travail « ne pourrait s’envisager sans une revalorisation salariale correspondante ».