« Je suis épuisée » : en Charente, elle accueille sa mère de 86 ans mais perd ses aides à domicile

À Linars, une sexagénaire doit désormais s’occuper presque seule de sa mère de 86 ans, très dépendante selon La Nouvelle République. Depuis son déménagement d’Angoulême, l’octogénaire a perdu 17 heures mensuelles d’aide à domicile.

Sa mère accueillie chez elle

La mère de cette habitante de Linars vivait jusqu’ici à Angoulême avec son mari de 83 ans. Mais après l’hospitalisation de ce dernier à la suite d’une chute, sa fille a décidé de l’accueillir à son domicile.

Si les soins infirmiers à domicile continuent chaque matin, la sexagénaire doit désormais assurer les repas, la toilette, le ménage et les gestes du quotidien.

Une situation d’autant plus difficile qu’elle se remet elle-même d’une lourde opération de l’abdomen.

17 heures d’aide supprimées

Avant son déménagement, l’octogénaire bénéficiait de 17 heures mensuelles d’aide à domicile dans le cadre de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA).

Sa fille a demandé le transfert de ces heures à Linars. Mais selon elle, l’aide n’a pas pu être mise en place en raison du manque de personnel disponible dans la commune.

Ancienne employée de l’Éducation nationale auprès d’élèves en situation de handicap, elle assure pourtant avoir l’habitude de l’accompagnement. « Mais là, je craque. Je suis épuisée psychologiquement », témoigne-t-elle.

Un hébergement d’urgence proposé

L’Association familiale de la Charente (AFC), qui assurait jusqu’ici l’aide à domicile, précise qu’un changement d’adresse n’empêche normalement pas de conserver ces prestations.

Mais dans ce cas précis, l’association estime que la présence de la fille au domicile conduit les services à considérer qu’elle peut assurer elle-même les tâches.

Une solution d’hébergement d’urgence a également été proposée à la famille, qui l’avait refusée dans un premier temps. Face à la situation, cette option pourrait désormais être réexaminée.

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