
Une mobilisation lycéenne organisée dans le cadre de la grève de la fonction publique a donné lieu à des affrontements avec les forces de l’ordre, mardi 29 septembre 2026, devant le lycée polyvalent Navarre-Leclerc, situé à Arçonnay, près d’Alençon. Environ 200 élèves étaient rassemblés depuis 8 h lorsque des tensions ont éclaté après l’allumage d’un feu devant l’établissement. Le bilan fait état de quatre blessés et de cinq mineurs placés en garde à vue.
Un feu allumé devant le lycée à l’origine des premières tensions
Selon un journaliste présent sur place, les incidents ont débuté lorsque les policiers sont intervenus après qu’un feu a été allumé devant le portail du lycée. Plusieurs jeunes se seraient alors interposés à l’arrivée des pompiers pour empêcher son extinction. Au cours de l’intervention, une lycéenne a été saisie au niveau de la gorge par un policier, avant d’être écartée du groupe et maîtrisée. La situation s’est ensuite aggravée lorsque plusieurs jeunes sont venus au contact des forces de l’ordre, l’un d’eux portant notamment des coups de poing à un agent.
Gaz lacrymogène, tirs de flashball et mortiers d’artifice
Pour repousser les manifestants, les forces de l’ordre ont utilisé du gaz lacrymogène, puis procédé à des tirs de flashball. Du côté des jeunes, des mortiers d’artifice ont été tirés. La gendarmerie fait également état du jet d’un cocktail Molotov. Selon les militaires, des personnes extérieures au lycée auraient rejoint le rassemblement au cours de la matinée. Au total, une trentaine de gendarmes et une quinzaine de policiers étaient mobilisés pour encadrer cette manifestation, annoncée dès la veille sur les réseaux sociaux
Quatre personnes blessées et cinq mineurs interpellés
Les affrontements ont fait quatre blessés : un lycéen touché par un tir de flashball, une lycéenne blessée lors d’un jet de bonbonne, un gendarme ayant reçu des coups de poing au visage et un policier atteint par un tir de mortier. Cinq mineurs ont également été interpellés et remis à la gendarmerie de la Sarthe, le lycée Navarre-Leclerc étant implanté sur la commune d’Arçonnay. Ils ont été placés en garde à vue pour des violences commises envers une personne dépositaire de l’autorité publique.
Un retour au calme après deux heures d’affrontements
La situation s’est progressivement apaisée après environ deux heures de tensions. Un renfort du Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) d’Argentan est néanmoins arrivé sur place peu avant 13 h. Cette mobilisation s’inscrivait dans la journée nationale de grève de la fonction publique du mardi 29 septembre.