L’association de sensibilisation à la culture cinématographique Cinéma Parlant fête ses 50 ans dans la soirée du mardi 13 octobre 2026. Forte de ses liens historiques avec Le 400 Coups et le festival Premiers Plans, l’organisation entend poursuivre ses actions de médiation pour transmettre les clés du septième art et mettre en lumière toute la diversité du monde du cinéma.
Une association qui fait découvrir les dessous du septième art
En cette année 2026, l’une des plus anciennes associations culturelles angevines soufflera sa 50ᵉ bougie officiellement le mardi 13 octobre pour sa soirée anniversaire. Le tout avec pour mission de continuer à offrir à chacun des outils d’analyse et de fabrication des images, Cinéma Parlant coordonne de nombreux projets éducatifs et culturels permettant au grand public comme aux scolaires de mieux comprendre l’univers du cinéma.
Au cours de son histoire, l’association a notamment développé des initiatives de sensibilisation méconnues, à l’image des « souffleurs d’images » : des bénévoles qui décrivent à l’oreille des personnes aveugles ou malvoyantes les éléments visuels qui leur échappent lors d’événements culturels. Un travail d’inclusion mis en avant cette année auprès de quatre classes scolaires engagées dans le projet.
Des racines ancrées dans l’histoire cinématographique d’Angers
Au cœur de la vie culturelle locale depuis un demi-siècle, la genèse de Cinéma Parlant remonte à 1974, dans la foulée de la fermeture de la Maison de la Culture, sous l’impulsion de Didier de Raulin et de Claude-Éric Poiroux, futur fondateur du festival Premiers Plans, témoignant déjà des passerelles entre les initiatives cinématographiques à Angers.
Les deux hommes reprennent ensuite la programmation du cinéma d’art et d’essai Le Club, aujourd’hui disparu. C’est en son sein que Jean Bauné fonde officiellement l’association Cinéma Parlant en 1976 pour y installer ses locaux.
Un partenariat durable s’est ensuite noué avec Le 400 Coups dès 1982, avec son installation dans les locaux du cinéma, permettant toujours aujourd’hui à certains collaborateurs de travailler pour les deux structures. C’est le cas de Jane Thierry-Neveu : « Je suis coordinatrice culturelle à Cinéma Parlant et chargée des publics aux 400 Coups. » Une synergie qui facilite notamment l’organisation de rencontres entre les réalisateurs et le public dans le cinéma du centre-ville.
Considérée comme une véritable ville de cinéma, Angers participe au rayonnement de l’association et soutient le tissu associatif local. Cinéma Parlant a d’ailleurs contribué à la création du festival Cinéma d’Afrique, symbolisant la solidarité culturelle dans la capitale de l’Anjou : « On forme une grande famille complémentaire, qui produit des événements forts mais réalise aussi un vrai travail de fond », souligne Cécile Raynard, chargée de projets culturels au sein de l’organisme.
Éducation à l’image et accès à la culture pour tous
En 1993, l’association prend son indépendance vis-à-vis des 400 coups pour se concentrer sur son cœur de métier : l’éducation à l’image et l’accès à la culture pour tous. Cinéma Parlant intervient depuis auprès des élèves et des habitants des quartiers prioritaires.
Elle pilote ainsi des dispositifs nationaux d’éducation artistique tout en développant des actions locales ciblées, à l’image du projet Ciné Cités ou, plus récemment, du programme Ciné Sénior. Ce dernier propose des projections de courts-métrages suivies de débats animés par des bénévoles dans les Ehpad de l’agglomération angevine.
En 2026, le bilan de l’association témoigne de son ancrage : ses actions ont touché 28 934 personnes au travers de 326 séances de médiation réparties sur 25 projets. L’organisation compte aujourd’hui 94 adhérents.
Des jeunes ambassadeurs pour faire rayonner le cinéma
Pour amplifier son message, l’association s’appuie également sur un réseau de jeunes relais : « Ce sont des lycéens ou étudiants qui bénéficient pendant un an de tarifs préférentiels. L’idée est qu’ils échangent entre eux sur les films puis en fassent la promotion dans leurs établissements », explique Cécile Guillard-Jubeau, co-présidente de Cinéma Parlant.
Un dispositif qui rencontre un vif succès : l’association cherche à s’implanter dans un maximum d’établissements et compte actuellement 40 ambassadeurs, sélectionnés parmi plus de 100 candidatures.
Une soirée d’anniversaire ouverte au public le 13 octobre
Pour célébrer ce demi-siècle d’engagement, Cinéma Parlant organise une soirée spéciale le mardi 13 octobre. Après un temps convivial réservé aux partenaires, une grande soirée gratuite et ouverte au public (sur réservation) débutera à 20 h.
Au programme : la projection d’un court-métrage retraçant l’histoire de l’association, réalisé par le collectif Court&49, suivie du film Mon fils président de Mathias Mlekuz, en présence du réalisateur pour un temps d’échange avec la salle.
Aidan Bossard
