Créée il y a deux siècles pour stopper l’avancée dévastatrice des sables sur la presqu’île d’Arvert, la forêt domaniale de la Coubre, à La Tremblade en Charente-Maritime, abrite un patrimoine historique et botanique insoupçonné. Derrière son tracé géométrique rigoureux se cache un véritable laboratoire à ciel ouvert.
Un plan géométrique d’inspiration napoléonienne
S’étendant sur près de 4 900 hectares, le massif forestier est né du décret national de 1824 visant à fixer les dunes du littoral atlantique.
Conçue selon une quadrillage scientifique rappelant le plan de Manhattan, avec des lignes parallèles espacées de 200 mètres et des tranchées transversales tous les 500 mètres, la forêt abrite en son cœur un jardin d’essai datant de Napoléon III.
Plus de 150 ans plus tard, des sapins d’Espagne, arbousiers et autres essences rares issus de ces expérimentations botaniques y prospèrent toujours.
Les vestiges oubliés de la batterie Gironde
Sous le couvert des pins maritimes se trouvent également les vestiges de la batterie Gironde, édifiée par l’armée allemande durant la Seconde Guerre mondiale dans le cadre du Mur de l’Atlantique.
Équipée de casemates bétonnées conçues pour des canons orientables à 360 degrés, cette position militaire stratégique conserve les traces de l’histoire, incluant l’installation d’ouvrages factices par l’occupant.
D’après Ici La Rochelle, aujourd’hui, la forêt de la Coubre constitue un espace naturel protégé où s’entremêlent biodiversité, histoire militaire et patrimoine local.
