Blocus des lycées à Angers : un professeur gravement blessé à Chevrollier, plusieurs élèves également touchés

La situation s’est fortement tendue ce jeudi 1er octobre autour de plusieurs lycées d’Angers. Au lycée Chevrollier, un professeur aurait été gravement blessé à la tête lors d’une intrusion de personnes présentées comme extérieures à l’établissement. Plusieurs élèves auraient également été victimes de violences. Un nouveau point de tension est signalé au lycée Henri-Dunant.

Les blocus se poursuivent ce jeudi à Angers et Avrillé. Incidents, feux, intrusion et intervention des forces de l’ordre sont signalés dans plusieurs lycées.
Crédit Angers Info / Illustration / Les blocus se poursuivent ce jeudi à Angers et Avrillé. Incidents, feux, intrusion et intervention des forces de l’ordre sont signalés dans plusieurs lycées.

La mobilisation lycéenne prend une tournure particulièrement tendue ce jeudi matin à Angers. Alors que plusieurs établissements sont concernés depuis mardi par des blocages, des incidents violents sont désormais signalés dans plusieurs lycées de la ville.

Le lycée Chevrollier, déjà au cœur des tensions mercredi avec l’incendie de caddies et de palettes et l’interpellation de quatre jeunes, connaît une nouvelle matinée particulièrement agitée.

Un professeur aurait reçu un coup de barre de fer à la tête

Selon les informations recueillies ce jeudi par notre reporter présent sur place, un professeur aurait été gravement blessé à la tête après avoir reçu un coup porté avec une barre de fer.

Les faits se seraient produits dans le contexte d’une intrusion de personnes présentées comme n’étant pas élèves du lycée et venant de l’extérieur de l’établissement.

Notre reporter indique également que plusieurs élèves auraient été victimes de violences physiques, avec notamment des coups de poing et des coups de pied.

À ce stade, ces éléments sont recueillis par notre rédaction sur le terrain mais n’ont pas encore été officiellement confirmés par la police, le rectorat ou la direction du lycée. La gravité exacte de l’état de santé du professeur doit notamment encore être précisée.

Cette prudence est d’autant plus nécessaire que la situation demeure très mouvante autour de l’établissement.

Des gendarmes sont en renfort en zone police pour venir en soutien de leur collègues policiers.

Des gaz lacrymogènes utilisés pour évacuer les lycéens

Dans la matinée, les forces de l’ordre sont intervenues devant Chevrollier alors que le blocus se poursuivait. Des gaz lacrymogènes ont notamment été utilisés afin de permettre l’évacuation de lycéens présents aux abords de l’établissement.

Une vidéo reçue par notre rédaction montre une importante présence de jeunes devant le lycée ainsi qu’un important nuage de fumée dans la rue.

Cette nouvelle journée intervient après plusieurs jours de mobilisation. Mercredi, plusieurs centaines d’élèves avaient bloqué les accès au lycée, qui compte plusieurs milliers d’élèves.

Des caddies avaient été incendiés devant l’établissement et quatre jeunes avaient été interpellés puis placés en garde à vue.

Des personnes extérieures au lycée dans le secteur

La question de la présence de personnes extérieures à l’établissement était déjà apparue mercredi dans les déclarations du proviseur.

Après un message adressé aux familles évoquant la présence de « jeunes du quartier de la Roseraie », le chef d’établissement avait expliqué à Angers Info disposer d’éléments de police selon lesquels un groupe de jeunes ne venant pas du lycée aurait participé aux incendies de caddies.

Le proviseur avait toutefois reconnu que sa formulation aurait pu être différente, expliquant qu’il aurait dû parler « d’éléments qui ne venaient pas du lycée ».

Les événements rapportés ce jeudi, s’ils sont confirmés par les autorités, donneraient donc une nouvelle dimension aux tensions observées depuis le début de la semaine.

Un autre point de tension au lycée Henri-Dunant

La situation ne concerne désormais plus uniquement Chevrollier.

Un autre point de friction est actuellement signalé au lycée professionnel Henri-Dunant, à Angers. Des tensions sont rapportées autour de l’établissement alors que le mouvement de blocage se poursuit dans plusieurs lycées de l’agglomération.

Le mouvement lycéen s’étend depuis mardi

À Angers, la mobilisation avait commencé mardi 29 septembre avant de se poursuivre mercredi et ce jeudi. Chevrollier, mais également Auguste et Jean Renoir ou encore Jean-Bodin ont été concernés par des actions de blocage. Les revendications portent notamment sur les moyens accordés à l’Éducation nationale, les effectifs dans les classes et les conditions d’apprentissage.

Au niveau national, le mouvement s’est également amplifié mercredi. Selon les chiffres communiqués par les autorités, 356 établissements avaient été perturbés mercredi et 625 personnes interpellées, tandis que des personnels de l’Éducation nationale et des policiers ou gendarmes ont également été blessés.

À Angers, les événements de ce jeudi matin sont désormais suivis avec une attention particulière par les établissements et les forces de l’ordre.

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