
Le groupe Legrand prévoit de fermer progressivement son site industriel de Lagord, près de La Rochelle, d’ici fin 2028. Une soixantaine de salariés sont concernés et s’inquiètent notamment d’un possible reclassement à plusieurs centaines de kilomètres.
Le site de Lagord voué à disparaître d’ici 2028
Legrand a annoncé, le 4 juin 2026, un vaste projet de réorganisation de son activité industrielle en France. Quatre sites sont concernés, dont celui de Lagord, en Charente-Maritime.
Le groupe spécialisé dans les infrastructures électriques et numériques prévoit une fermeture progressive du site d’ici à la fin de l’année 2028. À Lagord, environ 60 salariés travaillent actuellement à la fabrication de cartes électroniques destinées à différents équipements.
Au total, 178 postes sont concernés par cette réorganisation sur quatre sites, dont trois en Nouvelle-Aquitaine.
Des activités transférées en Haute-Vienne
Le projet prévoit le transfert des activités de Lagord vers le site de Sitel, en Haute-Vienne. Celui-ci doit être renforcé et devenir un centre d’excellence du groupe dans le domaine de l’électronique.
Pour les salariés de Lagord, cette perspective soulève la question du reclassement et surtout de la mobilité géographique. Un emploi proposé à plusieurs centaines de kilomètres de La Rochelle pourrait entraîner d’importants changements professionnels et familiaux.
Quatre sites concernés par la réorganisation
Legrand justifie cette réorganisation par une volonté de simplifier son organisation industrielle et de concentrer certaines activités sur des sites spécialisés. Le groupe assure vouloir renforcer la compétitivité du « fabriqué en France », notamment dans les secteurs liés aux transitions énergétique et numérique.
Les activités doivent être réparties entre plusieurs sites :
- Magré (Haute-Vienne) doit récupérer une partie des activités de Confolens, notamment l’injection plastique et l’assemblage ;
- Sitel (Haute-Vienne) doit reprendre les activités de Lagord et renforcer son activité dans l’électronique ;
- Sillé-le-Guillaume (Sarthe) doit accueillir certaines activités actuellement réalisées à Châlus ;
- Saint-Marcellin (Isère) doit récupérer les activités et les salariés de Pont-en-Royans.
Une pétition lancée par des salariés
Face à cette annonce, des salariés ont décidé de se mobiliser. Une pétition intitulée « Défendons nos emplois, notre industrie et nos familles ! » a été lancée le 19 septembre 2026.
L’initiative, portée notamment par des salariés de l’industrie et de Legrand, appelle à une mobilisation autour de la défense de l’emploi industriel en France. Ses auteurs dénoncent notamment la multiplication, selon eux, des fermetures de sites et des suppressions de postes dans de grands groupes français.
Lors de sa consultation, la pétition avait recueilli plus de 600 signatures.
À Lagord, le calendrier de la réorganisation s’étend désormais jusqu’à fin 2028. Pour les salariés concernés, l’avenir du site et leurs conditions de reclassement restent au cœur des inquiétudes.