Pays de L’Aigle : cinq nouveaux habitats pourraient être créés pour les Gens du voyage

Le nouveau schéma départemental 2025-2031 prévoit la création de cinq unités d’habitat pour les Gens du voyage sur le territoire du Pays de L’Aigle selon Actu.fr. Une perspective qui suscite des réserves chez plusieurs élus, alors que l’intercommunalité dispose déjà d’une aire d’accueil de 40 places.

Cinq unités d’habitat à prévoir

La Communauté de communes du Pays de L’Aigle (Orne) dispose de la compétence concernant l’aménagement et la gestion des aires d’accueil des Gens du voyage et des terrains familiaux locatifs.

Le territoire possède déjà l’aire d’accueil de la Croix Lamirault, d’une capacité de 40 places. Mais le nouveau schéma départemental d’accueil et d’habitat des Gens du voyage 2025-2031 préconise la création de nouvelles unités pour répondre aux besoins de ménages souhaitant s’ancrer durablement dans le département.

Le Pays de L’Aigle doit ainsi prévoir cinq unités d’habitat, qui pourront prendre la forme de terrains familiaux locatifs ou d’habitats adaptés.

Des élus déjà réservés

Certains élus estiment que l’aire existante devrait déjà répondre aux besoins. Elle affiche actuellement un taux d’occupation de 61 % et bénéficie désormais d’un système de prépaiement.

« On nous avait dit, vous allez voir, avec votre aire d’accueil vous n’aurez plus de problème dans vos communes. Mais on s’aperçoit que c’est faux, il y a toujours du stationnement illicite », déplore Jean-Luc Nouail, maire de Vitrai-sous-L’Aigle.

À Saint-Sulpice, le maire Jean Sellier souligne toutefois la volonté de certaines familles de s’installer durablement. « Sur ma commune, ils sont acheteurs de terrains pour installer leurs caravanes », témoigne-t-il.

La collectivité ne veut pas payer davantage

La question du financement inquiète particulièrement les élus. « Pas question que cela coûte à la collectivité », résument plusieurs d’entre eux.

François Brizard, vice-président chargé de l’assainissement, estime qu’il faut « s’en tenir au don d’un terrain, pas davantage ».

La présidente de la Cdc, Véronique Louwagie, propose donc un avis favorable au schéma, mais avec plusieurs réserves : financement par l’État, association de bailleurs sociaux, présence d’un médiateur et non-comptabilisation des surfaces dans le SRADDET.

Les élus communautaires se sont majoritairement rangés à cette proposition.

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