La Rochelle : des centaines de lycéens mobilisés, des heurts éclatent près du lycée Dautet

Le mouvement des lycéens se poursuit ce matin au lycée Emmanuel-Mounier, dans le quartier Monplaisir à Angers. Des élèves sont présents avec des pancartes et des barricades ont été mises en place devant l’établissement.
Crédit Angers Info – Image d’illustration

Plusieurs centaines de lycéens se sont de nouveau rassemblés ce lundi 5 octobre 2026 près du lycée Dautet, à La Rochelle selon ICI. La mobilisation contre le manque de moyens dans l’Éducation nationale a été marquée par des affrontements avec les forces de l’ordre, des tirs de gaz lacrymogènes et des dégradations.

Environ 400 manifestants rassemblés

La mobilisation se poursuit à La Rochelle. Ce lundi 5 octobre, environ 400 personnes, principalement des lycéens, se sont retrouvées dans le secteur du lycée Dautet pour dénoncer le manque de moyens dans l’Éducation nationale et réclamer de meilleures conditions d’apprentissage.

D’abord réunis devant l’établissement, les manifestants ont progressivement été repoussés par les forces de l’ordre vers les rues voisines, notamment la rue des Écoles et la place de Verdun. Des tirs de gaz lacrymogènes ont été effectués en réponse à des jets de projectiles.

Un cocktail Molotov aurait également été lancé au cours de la mobilisation. Plusieurs abribus ont par ailleurs été dégradés. La circulation des voitures et des bus a depuis repris normalement, tout comme l’accès au parking souterrain.

Un lycéen dit avoir été touché par un tir de LBD

Théo, 15 ans, présent sur place, affirme avoir été touché au ventre par un tir de lanceur de balles de défense (LBD). Il présentait une importante contusion, selon son témoignage. Le jeune homme indique avoir été atteint après que d’autres manifestants ont lancé des pierres en direction des forces de l’ordre.

Des adultes, notamment des membres des syndicats SUD et CGT, étaient également présents aux côtés des lycéens. Des militants de La France insoumise et des étudiants ont aussi participé au rassemblement.

Pour Alex, élève de terminale au lycée Doriole, la situation est regrettable mais nécessaire pour faire avancer les revendications. « C’est malheureux, mais c’est comme ça, on n’avance pas sinon », estime-t-il. Selon lui, les revendications des lycéens ont été entendues mais doivent désormais déboucher sur des mesures concrètes.

Le 17 octobre déjà dans les esprits

La mobilisation pourrait se poursuivre dans les prochaines semaines. Iker, élève de terminale au lycée Dautet, considère notamment le 17 octobre comme une date importante pour le mouvement lycéen. Cette journée de mobilisation nationale, née sur les réseaux sociaux, pourrait donner une nouvelle ampleur à la contestation.

En Charente-Maritime, une réunion consacrée à l’organisation d’une coordination lycéenne doit également se tenir ce lundi soir, à 18 heures, dans les locaux de l’union locale CGT à Saintes.

Des lycéens venus de Saintes, La Rochelle, Rochefort et Pons doivent y participer. Des élèves de Jonzac et Saint-Jean-d’Angély sont également attendus, ainsi que des étudiants.

La CGT indique apporter un « soutien logistique » à cette initiative. L’objectif affiché est notamment de « sortir du focus médiatique sur les violences » et de permettre aux jeunes de mieux coordonner leurs actions.

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