
Entre 100 et 200 élèves des lycées Racan et Maréchal-Leclerc ont manifesté mardi 6 octobre 2026 à Montval-sur-Loir (Sarthe). Ils dénoncent notamment leurs conditions d’études et l’absence de remplacement de certains enseignants.
Une mobilisation qui se poursuit
Depuis leur première manifestation, jeudi 1er octobre, les lycéens poursuivent leur mobilisation. Mardi, ils ont défilé entre leurs deux établissements et le centre-ville, accompagnés de parents d’élèves et de certains personnels.
« On n’a pas de chauffage dans nos salles l’hiver, et encore moins de climatisation l’été. Nos conditions de travail sont déplorables », dénoncent six lycéennes âgées de 14 à 15 ans. Elles évoquent également des classes de plus de 30 élèves, des emplois du temps chargés et des enseignants absents non remplacés.
Des adultes présents à leurs côtés
Des parents ont participé au rassemblement pour soutenir les élèves et veiller au bon déroulement de la manifestation.
Les lycéens, qui ont défilé en musique, assurent vouloir poursuivre leur mobilisation : « On se mobilisera jusqu’à ce que l’on soit entendus. Notre système scolaire doit changer. »
Quelques incidents signalés
La manifestation a été marquée par des jets de pétards et quelques poubelles renversées, rapidement ramassées. La circulation a également été perturbée.
Des pierres ont été lancées vers des véhicules de la gendarmerie et de la police municipale. Certains élèves ont immédiatement appelé au calme : « On ne répond pas à la violence par la violence. »
Des lycéens affirment par ailleurs avoir subi des tirs de flash-ball et des gaz lacrymogènes lors de la mobilisation du vendredi 2 octobre. Les forces de l’ordre présentes mardi n’ont pas confirmé ces accusations.
« On est à leur écoute »
Christophe Loriot, proviseur de la cité scolaire Racan-Bercé, assure être « à leur écoute ». Il indique avoir proposé une rencontre aux élèves afin de faire remonter leurs revendications.
Les cours, malgré les perturbations, sont maintenus. Les lycéens, eux, promettent de continuer leur mobilisation « le temps qu’il faudra » selon Actu.fr.